Skip to content
CHRONIQUE : L’heure limite sonne pour Trump au Congrès — et personne n’ose appuyer sur le bouton
Crédit: Adobe Stock

Une déclaration de 19 mots qui change tout

Le 22 juin, à 10h14, Trump publie sur Truth Social : « Je n’ai pas besoin de l’autorisation du Congrès pour défendre l’Amérique. » Dix-neuf mots. Une décision constitutionnelle expédiée dans une publication entre une attaque contre un journaliste et un repost d’un meme.

Le sénateur Tim Kaine, démocrate de Virginie, dépose dans la foulée une résolution exigeant un vote. Elle est rejetée 53-47. Quatre républicains seulement votent pour. Mitch McConnell, l’ancien chef de la majorité, vote contre. Lindsey Graham, qui réclamait des frappes depuis 2002, vote contre. La discipline tient. La République, elle, tremble.

Ce que personne ne dit dans les couloirs du Capitole

Un assistant parlementaire républicain, qui a accepté de parler à condition de n’être identifié que par sa fonction — conseiller en politique étrangère d’un sénateur de l’Ouest — résume la situation en une phrase : « On a peur. Pas de l’Iran. De Trump. »

Et pourtant, ce sont eux qui ont prêté serment de défendre la Constitution. Pas lui.

Il y a une lâcheté qui ne se nomme jamais dans les démocraties qui meurent. Ce n’est pas la lâcheté militaire — celle-là, on la voit, on la juge. C’est la lâcheté procédurale. Celle qui consiste à dire « ce n’est pas le moment », « il faut choisir ses batailles », « on ne peut rien faire ». Ces mots-là sont en train d’être prononcés en ce moment même dans des bureaux climatisés du Capitole. Et chaque heure qui passe sans vote rapproche les États-Unis de quelque chose qu’ils ne sont pas censés être.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu