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CHRONIQUE : Trump abandonne l’Europe — et l’Europe le regarde faire
Crédit: Adobe Stock

L’OTAN comme levier de chantage personnel

Revenons en arrière. Pas loin. Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël frappent l’Iran. C’est le début d’un conflit que personne en Europe n’avait voulu, que personne en Europe n’avait cautionné, et que Donald Trump mène maintenant comme si le détroit d’Ormuz était sa propriété personnelle. Il exige ensuite que ses alliés paient l’addition. Militairement. Logistiquement. Politiquement.

L’Allemagne refuse. Le chancelier Friedrich Merz déclare que « les Américains n’ont visiblement aucune stratégie » en Iran. Réponse de Washington, dès le 29 avril : réduction des forces en Allemagne à l’étude. L’Italie reste silencieuse — trop silencieuse pour Trump. L’Espagne dit non. Résultat : « odieuse ». Et les soldats américains commencent à compter leurs bagages.

La logique du racket

Ce schéma, il n’est pas nouveau. Trump l’a rodé pendant son premier mandat : tu paies, ou je pars. Mais cette fois, il y a quelque chose de différent. Il ne menace plus de réduire l’engagement américain en Europe parce que les Européens ne paient pas assez pour leur défense. Il menace parce qu’ils ont refusé de le suivre dans une guerre qu’il a déclenchée lui-même, sans mandat, sans consultation, sans vote au Congrès digne de ce nom.

La nuance est colossale. Ce n’est plus « payez votre part ». C’est « obéissez, ou je vous laisse nus face à Moscou. »

Il y a un mot pour ça dans les relations internationales. Ce mot, on n’ose pas encore le prononcer dans les chancelleries européennes parce qu’il fait trop peur. Ce mot, c’est vassalisation. Trump ne veut pas des alliés. Il veut des supplétifs.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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