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ANALYSE : Trump déclare la fin des hostilités avec l’Iran — et menace de tout reprendre
Crédit: Adobe Stock

Pete Hegseth devant le Congrès, le 30 avril

Le 30 avril 2026, les responsables du Pentagone ont témoigné devant le Congrès. La veille de la lettre de « terminaison ». Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, assis face aux parlementaires qui lui demandaient des comptes sur une guerre déclenchée sans leur autorisation, sur 25 milliards de dollars engagés en soixante jours, sur des opérations de combat dont l’objectif stratégique restait flou. 25 milliards de dollars en deux mois. Reformulez ce chiffre : 416 millions de dollars par jour. 17 millions par heure. Chaque heure, pendant soixante jours, l’Amérique a brûlé 17 millions de dollars dans une guerre que son président déclare maintenant terminée sans avoir obtenu ce qu’il voulait.

Et pourtant, aucun vote du Congrès n’a précédé cette guerre. Aucune déclaration formelle. La résolution de 1973 existe précisément pour éviter ça — pour que la décision de tuer et de mourir ne repose pas sur les épaules d’un seul homme. Trump a utilisé cette même résolution comme bouclier juridique le 1er mai, déclarant la fin des hostilités pour éviter d’avoir à demander une autorisation. Il a contourné le mécanisme constitutionnel en s’y conformant à la lettre, sans en respecter l’esprit d’une seule syllabe.

J’ai relu cette chronologie plusieurs fois. Le 28 février, les bombes commencent. Le 30 avril, le Pentagone témoigne. Le 1er mai, Trump écrit « terminé ». Entre ces trois dates, 25 milliards de dollars, des porte-avions, des hommes et des femmes en uniforme, et aucun vote démocratique. La résolution de 1973 a été conçue pour empêcher le Vietnam de se répéter. Soixante ans plus tard, elle sert à couvrir exactement ce qu’elle était censée interdire.

Le porte-avions Ford et la question de ce qu’on appelle « fin »

Le porte-avions USS Gerald R. Ford rentre après un déploiement qualifié de « record ». Record de quoi, exactement ? Record de durée. Record d’intensité. Record de frappes. Ces records ne sont pas des trophées sportifs — ils sont la trace physique de ce qui s’est passé là-bas, dans le Golfe, dans le ciel de l’Iran, dans les soixante nuits de ce que Trump appelle maintenant des hostilités « terminées ». Un porte-avions qui rentre n’efface pas les cratères qu’il a laissés. Il ne ressuscite pas les morts des deux côtés.

La question n’est pas de savoir si les opérations militaires directes ont cessé. Elles ont peut-être effectivement cessé — Trump a peut-être dit une vérité partielle dans sa lettre au Congrès. La question est de savoir ce que « terminé » signifie quand le président déclare simultanément ne pas être satisfait de la position iranienne. Non satisfait = négociation en cours. Négociation en cours = conflit non résolu. Conflit non résolu = hostilités potentiellement suspendues, pas terminées. Les mots ont des conséquences juridiques, stratégiques, humaines.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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