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ANALYSE : Île du Levant, 5 mai 2026. Le missile qui veut affranchir l’Europe de Washington.
Crédit: Adobe Stock

Ukraine, Trump, Taïwan : trois électrochocs en deux ans

Pour comprendre l’urgence du programme français, il faut remonter à février 2022. L’invasion russe de l’Ukraine. Et la révélation, brutale, que l’Europe ne fabrique plus assez d’obus, plus assez de missiles, plus assez de tout. Les stocks fondent en quelques mois. Les chaînes de production, démantelées depuis trente ans au nom des « dividendes de la paix », sont incapables de remonter en cadence. Pendant ce temps, les HIMARS américains livrés à Kiev font des merveilles. Précision chirurgicale. Portée de 80 kilomètres. Capable de détruire un poste de commandement russe à 70 km derrière les lignes. Les Européens regardent. Et prennent des notes.

Mais regarder un HIMARS américain frapper en Ukraine, c’est aussi comprendre une chose : chaque missile envoyé dépend du bon vouloir de Washington. Les règlements ITAR — International Traffic in Arms Regulations — donnent au Département d’État américain un droit de veto sur l’utilisation de toute arme contenant des composants américains. Vous voulez frapper en Russie avec un missile HIMARS ? Demandez à Washington. Vous voulez exporter votre système à un pays « non aligné » ? Demandez à Washington. L’Europe découvre qu’elle est armée, mais sous tutelle.

Pendant des décennies, on nous a expliqué que l’interopérabilité avec les Américains était une force. Une garantie. Un gage de stabilité atlantique. C’est faux. C’est une chaîne. Et chaque maillon de cette chaîne donne à Washington le pouvoir de décider, à notre place, où, quand et comment nous pouvons nous défendre. Le FLP-T 150 dit : non. Pas la prochaine fois. Pas plus jamais. Cette phrase de refus, prononcée techniquement par un essai réussi, vaut mille discours politiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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