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ANALYSE : Washington et Téhéran à couteaux tirés. Et Ormuz qui étrangle le monde.
Crédit: Adobe Stock

L’enrichissement, ligne rouge devenue mur infranchissable

Le désaccord central est simple à énoncer. Téhéran veut conserver son droit à enrichir l’uranium sur son sol, ne serait-ce qu’à 3,67%, le seuil civil prévu par l’accord de 2015 que Trump avait déchiré en 2018. Washington, sous Trump 2, exige zéro enrichissement domestique. Point. Final. Non négociable. L’Iran achèterait son combustible nucléaire à l’étranger, comme les Émirats arabes unis le font. C’est la position dite du « libano-libyenne » en jargon diplomatique : démantèlement complet ou rien.

Pour Téhéran, accepter cela serait une capitulation symbolique inacceptable. Le programme nucléaire est devenu, depuis quarante ans, un pilier de la souveraineté nationale, une question d’orgueil civilisationnel. Y renoncer, c’est admettre publiquement que la République islamique a perdu. Pour Khamenei, c’est mourir politiquement. Alors on négocie. On donne l’apparence de négocier. Mais personne ne bouge sur l’essentiel.

Trump croit pouvoir imposer ce que Bush n’a pas obtenu, ce qu’Obama a échangé contre des concessions, ce que Biden n’a jamais réussi à arracher. Il croit que le bombardement de juin 2025 sur Fordo et Natanz a changé la donne. Il a peut-être raison. Ou il commet l’erreur de croire qu’un peuple humilié signe sous la pression. Les Iraniens ne signent pas sous la pression. Ils survivent à la pression. Ce n’est pas la même chose.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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