L’enrichissement, ligne rouge devenue mur infranchissable
Le désaccord central est simple à énoncer. Téhéran veut conserver son droit à enrichir l’uranium sur son sol, ne serait-ce qu’à 3,67%, le seuil civil prévu par l’accord de 2015 que Trump avait déchiré en 2018. Washington, sous Trump 2, exige zéro enrichissement domestique. Point. Final. Non négociable. L’Iran achèterait son combustible nucléaire à l’étranger, comme les Émirats arabes unis le font. C’est la position dite du « libano-libyenne » en jargon diplomatique : démantèlement complet ou rien.
Pour Téhéran, accepter cela serait une capitulation symbolique inacceptable. Le programme nucléaire est devenu, depuis quarante ans, un pilier de la souveraineté nationale, une question d’orgueil civilisationnel. Y renoncer, c’est admettre publiquement que la République islamique a perdu. Pour Khamenei, c’est mourir politiquement. Alors on négocie. On donne l’apparence de négocier. Mais personne ne bouge sur l’essentiel.
Trump croit pouvoir imposer ce que Bush n’a pas obtenu, ce qu’Obama a échangé contre des concessions, ce que Biden n’a jamais réussi à arracher. Il croit que le bombardement de juin 2025 sur Fordo et Natanz a changé la donne. Il a peut-être raison. Ou il commet l’erreur de croire qu’un peuple humilié signe sous la pression. Les Iraniens ne signent pas sous la pression. Ils survivent à la pression. Ce n’est pas la même chose.
Ormuz : le robinet du monde, la corde de la Chine
Quand un détroit de 33 kilomètres tient l’économie mondiale en otage
Regardez une carte. Le détroit d’Ormuz, c’est 33 kilomètres de large à son point le plus étroit. Un goulot. Un entonnoir. Et par ce minuscule passage entre l’Iran et Oman transitent chaque jour près de 21 millions de barils de pétrole. C’est un cinquième de la consommation mondiale. C’est aussi un tiers du gaz naturel liquéfié exporté sur la planète. Saoudiens, Émiratis, Koweïtiens, Qataris, Iraniens, Irakiens, Bahreïnis — tous dépendent de ce passage pour exporter.
Téhéran n’a pas fermé Ormuz totalement. Ce serait un acte de guerre que même les Chinois, principaux clients du pétrole iranien, ne pardonneraient pas. Mais l’Iran a « ralenti » le trafic. Inspections aléatoires. Saisies de tankers sous faux prétextes. Drones qui survolent les bateaux. Le coût des assurances maritimes a triplé. Le baril de Brent oscille autour de 120 dollars. Et chaque hausse de cinq dollars, c’est l’inflation qui repart en Europe, c’est le pouvoir d’achat qui s’effondre en Afrique, c’est la facture d’essence qui pique au Québec.
On ne mesure pas assez l’arme qu’est Ormuz dans les mains iraniennes. C’est un revolver posé sur la tempe de l’économie mondiale. Pas tiré. Pas armé complètement. Mais posé. Et le simple geste de poser un revolver suffit à faire négocier différemment. C’est ce que Téhéran a compris. Ce que Washington refuse d’admettre publiquement.
L'effet domino : Israël, le Hezbollah, le Yémen
Une guerre régionale par procurations qui ne désarme jamais
Le conflit irano-américain n’est pas un duel bilatéral. C’est un système. Israël continue de frapper le Liban et la Syrie, officiellement pour cibler les positions du Hezbollah, affaibli mais pas anéanti par la guerre de 2024-2025. Le Hezbollah, justement, s’est reconstruit en silence, avec des armes acheminées par voie iranienne via l’Irak. Au Yémen, les Houthis, soutenus par Téhéran, ont repris leurs tirs de missiles contre les navires marchands en mer Rouge. L’Irak est traversé de tensions entre milices chiites pro-iraniennes et présence militaire américaine résiduelle.
Chacun de ces fronts est, en apparence, autonome. Mais tous sont connectés. Une concession iranienne sur Ormuz serait perçue comme une faiblesse, donnerait des ailes à Israël pour frapper plus fort, démoraliserait le Hezbollah et les Houthis. Une concession américaine sur l’enrichissement serait perçue comme un triomphe par tout le bloc résistance, accélérerait le réarmement régional, humilierait Israël. Personne ne peut bouger sans entraîner l’effondrement de tout l’édifice. Le statu quo est insupportable. Le mouvement est impossible.
Voilà ce qu’on appelle, en théorie des conflits, un piège stratégique. Chaque acteur sait que la situation est mauvaise. Chaque acteur sait que rien ne peut s’améliorer sans un risque catastrophique. Alors chaque acteur préfère la lente détérioration à la grande décision. C’est exactement comme ça que se sont déclenchées les deux guerres mondiales. Par épuisement de la capacité à choisir.
Trump face à Khamenei : deux vieillards qui ne plieront pas
L’orgueil personnel comme variable géopolitique
Il faut le dire crûment. Donald Trump a 80 ans. Ali Khamenei en a 86. Tous deux sont des hommes pour qui la « défaite » personnelle est une catastrophe métaphysique. Trump ne peut pas se permettre de revenir à Washington avec un accord moins bon que celui d’Obama en 2015. Ce serait politiquement intolérable, surtout après avoir passé sept ans à dénoncer ledit accord comme « le pire de l’histoire ». Khamenei ne peut pas signer un texte qui démantèle ce qu’il a construit pendant trente-cinq ans. Ce serait sa propre négation.
Les négociateurs — Steve Witkoff côté américain, Abbas Araghchi côté iranien — sont des hommes pragmatiques. Ils ont identifié, dit-on, des pistes de compromis techniques. Un enrichissement plafonné à très bas niveau. Des inspections renforcées. Une levée graduelle des sanctions. Mais ces pistes achoppent toutes sur le veto des deux vieillards. Aucun des deux ne veut être celui qui aura cédé. Et le monde attend que l’un des deux cède, ou meure. La diplomatie réduite à l’attente d’un AVC.
Il y a quelque chose d’insupportable dans cette dépendance des affaires humaines aux humeurs de deux octogénaires. Sept milliards d’êtres humains. Une économie mondiale interconnectée. Et tout cela tenu en respect par l’ego de deux hommes qui ne se verront jamais. Ce n’est pas de la diplomatie. C’est de la gérontocratie nucléaire.
L'Europe spectatrice : la diplomatie qui n'existe plus
Bruxelles, Paris, Berlin : les fantômes du JCPOA
En 2015, l’accord nucléaire avait été négocié par le format dit « P5+1 » : États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne. L’Europe en était. L’Europe pesait. Aujourd’hui ? L’Europe regarde. Les trois Européens — France, Allemagne, Royaume-Uni — ont tenté de relancer le mécanisme « snapback » en septembre 2025, rétablissant automatiquement les sanctions de l’ONU contre l’Iran. Trump n’en a pas tenu compte. Téhéran non plus.
L’Union européenne n’est même pas conviée aux négociations de Mascate. L’Oman sert d’intermédiaire. Le Qatar aussi. Parfois la Suisse. Mais Bruxelles ? Paris ? Berlin ? Absents. Hors-jeu. Et c’est là le signe le plus clair de l’effondrement de l’influence européenne dans la région. L’Europe importe l’instabilité moyen-orientale — vagues migratoires, terrorisme, choc énergétique — sans avoir le moindre levier pour la limiter à la source. Elle subit. Elle commente. Elle finance l’humanitaire. Mais elle ne décide rien.
L’Europe paye le prix de vingt ans de désinvestissement diplomatique. On a fermé des ambassades. On a coupé les budgets des arabisants. On a laissé partir les experts. Et maintenant qu’il faudrait parler à Téhéran, on n’a plus personne qui sache vraiment leur parler. La diplomatie, comme tous les métiers, se perd quand on cesse de la pratiquer.
La Chine et la Russie : les vrais arbitres
Pékin tient le pétrole, Moscou tient les armes
Si Téhéran tient encore debout malgré les sanctions américaines maximales, c’est grâce à deux pays. La Chine achète l’essentiel du pétrole iranien sanctionné, à prix cassé, via des sociétés-écran et des transbordements en mer. On estime à 1,5 million de barils par jour les exportations iraniennes vers la Chine, malgré l’embargo américain officiel. La Russie, elle, fournit la technologie militaire — drones échangés contre des drones, systèmes de défense aérienne, coopération nucléaire civile à Bushehr.
Ces deux pays n’ont aucun intérêt à un accord irano-américain qui rouvrirait le marché iranien aux entreprises occidentales. Pékin et Moscou veulent l’Iran isolé, dépendant, captif. Ils gagnent à chaque mois de tension. Et Trump, en croyant pouvoir négocier seul à seul avec Téhéran, oublie ce détail capital : son interlocuteur a deux protecteurs majeurs qui sabotent activement tout compromis. L’accord de 2015 avait été possible parce que la Chine et la Russie avaient choisi de coopérer. Aujourd’hui, ils choisissent de torpiller.
On parle souvent du Moyen-Orient comme d’un théâtre autonome. C’est faux. Le Moyen-Orient est devenu un sous-théâtre de la confrontation sino-américaine et russo-américaine. Les Iraniens, les Saoudiens, les Israéliens ne sont plus que des acteurs locaux dans une pièce dont l’écriture se fait à Pékin, Moscou et Washington. Ils en sont les premiers à le savoir. Et les premiers à en souffrir.
L'arme démographique : la jeunesse iranienne
60% des Iraniens ont moins de 35 ans. Ils n’en peuvent plus.
Il y a une vérité que Téhéran tente de cacher mais qui suinte par tous les pores du régime. La société iranienne est exsangue. L’inflation officielle dépasse 40%, l’inflation réelle est plus proche de 60%. Le rial s’est effondré. Un médecin gagne l’équivalent de 300 dollars par mois. Les jeunes diplômés émigrent en masse — vers le Canada, l’Allemagne, l’Australie, partout sauf chez eux. Les manifestations de 2022-2023 ont été écrasées dans le sang, mais la braise couve.
Cette jeunesse iranienne, urbaine, éduquée, ultraconnectée malgré la censure, ne croit plus en rien du discours révolutionnaire. Elle veut une vie normale. Des libertés. Un travail. Voyager. Et elle sait que c’est l’isolement imposé par le régime — autant que par les sanctions — qui l’étouffe. Si le régime cédait sur le nucléaire en échange d’une normalisation économique, il perdrait son alibi idéologique. Mais s’il ne cède pas, il risque l’explosion sociale. Khamenei est pris en tenaille entre sa propre population et son propre orgueil. Ce dilemme-là, aucune négociation à Mascate ne peut le résoudre.
Quand on parle de « l’Iran » comme d’un bloc monolithique, on commet l’erreur historique de l’Occident depuis 1979. L’Iran n’est pas le régime. L’Iran, c’est aussi quatre-vingt-cinq millions de personnes dont la moitié rêvent d’autre chose. Et un jour, peut-être pas dans dix ans, peut-être dans dix mois, c’est cette autre chose qui parlera. Aucun missile, aucune sanction, aucun bombardement n’aura ce pouvoir-là.
Les frappes de juin 2025 : ce que personne ne veut admettre
Le bombardement américain des sites nucléaires a-t-il vraiment marché ?
Souvenez-vous. Juin 2025. Trump ordonne le bombardement des sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan. B-2 Spirit. Bombes anti-bunker de 13 600 kilos. La Maison-Blanche annonce que le programme nucléaire iranien est « obliterated » — anéanti. Sept mois plus tard, on en sait beaucoup plus. Les rapports de l’AIEA et les fuites du renseignement américain convergent : les dégâts sont sérieux mais réversibles. Une partie du stock d’uranium enrichi avait été déplacée avant les frappes. Les centrifugeuses peuvent être reconstruites en douze à dix-huit mois.
Pire. Les frappes ont renforcé politiquement le camp des « durs » à Téhéran. Ceux qui disaient depuis vingt ans que « les Américains ne respectent que la force » et qu’il fallait une arme nucléaire dissuasive ont eu raison aux yeux d’une partie de la population. Le programme nucléaire iranien a été retardé. La volonté nucléaire iranienne, elle, a été galvanisée. C’est ça, le bilan réel des frappes de juin. Un succès tactique. Une catastrophe stratégique. Et Washington refuse de le reconnaître.
Il y a une règle d’or des guerres modernes qu’on oublie systématiquement : bombarder un pays ne le fait pas changer d’avis. Ça le fait changer de calendrier. L’Iran n’a pas renoncé au nucléaire après juin 2025. L’Iran a appris qu’il avait besoin du nucléaire encore plus vite. C’est exactement l’effet inverse de l’objectif annoncé. Et personne, à Washington, n’aura le courage de l’admettre publiquement avant longtemps.
Le scénario du pire : ce qui se passe si rien ne bouge
Course à la bombe, crise pétrolière, embrasement régional
Imaginons que les négociations échouent définitivement, ce qui semble probable. Trois scénarios noirs se dessinent. Premier scénario : Téhéran annonce qu’il franchit le seuil des 90% d’enrichissement, militairement utilisable. Israël frappe à nouveau. Téhéran riposte, cette fois sans retenue. Le Hezbollah ouvre un front du Liban. Les Houthis bloquent Bab-el-Mandeb. Le pétrole bondit à 180 dollars. Récession mondiale.
Deuxième scénario : pourrissement lent. Pas de guerre ouverte, mais une militarisation rampante. L’Iran devient un État pré-nucléaire toléré, comme la Corée du Nord. Les sanctions restent. La société iranienne s’effondre. Migration massive vers l’Europe et la Turquie. Troisième scénario : un événement imprévu — assassinat d’un dirigeant, accident sur un tanker, frappe ratée — déclenche l’escalade que personne ne veut. Aucun des trois scénarios n’est bon. Et aucun ne semble pouvoir être évité durablement.
Les diplomates expérimentés disent souvent : « le pire des accords vaut mieux que la meilleure des guerres ». C’est vrai. Mais ça suppose qu’on accepte de signer le pire des accords. Or, pour des raisons d’orgueil, de calculs électoraux, de théologie politique, ni Trump ni Khamenei ne semblent prêts à signer quoi que ce soit qui ne soit pas glorieux. Et « glorieux », dans la situation actuelle, n’existe pas. Donc on n’aura ni accord ni paix. On aura la suite.
Pour le Québec et le Canada : ce qu'il faut comprendre
Inflation, immigration, sécurité : tout nous touche
On lit ces nouvelles depuis Montréal, Québec ou Sherbrooke, et on a l’impression d’un drame lointain. C’est une illusion confortable. Chaque hausse de cinq dollars du baril, c’est environ trois cents de plus à la pompe. Chaque mois de tension à Ormuz, c’est de l’inflation alimentaire importée, parce que le coût du fret maritime mondial s’envole. La diaspora iranienne au Canada — plus de 250 000 personnes, l’une des plus grandes du monde occidental — vit dans l’angoisse pour ses proches restés au pays.
Et puis il y a la question stratégique. Le Canada, en se rapprochant ces dernières années de l’OTAN et en participant aux opérations de surveillance en mer Rouge, est devenu un acteur secondaire mais réel de cette confrontation. Nos militaires sont là. Nos diplomates suivent la ligne américaine sans la nuancer. Et nos politiciens à Ottawa parlent peu de ce sujet, parce que c’est compliqué, parce que c’est lointain, parce que ça ne rapporte pas de votes. Cette indifférence est dangereuse. Elle nous laisse exposés sans débat démocratique préalable sur ce que nous acceptons ou refusons.
Je voudrais qu’à la prochaine campagne électorale, fédérale ou québécoise, un journaliste pose enfin la question : que ferait notre gouvernement si Ormuz fermait complètement demain ? Si les Houthis coulaient un cargo canadien ? Si la diaspora iranienne ici se retrouvait en danger ? Personne ne pose ces questions. Personne n’y répond. C’est un trou démocratique béant.
Ce que les analystes ne disent pas en public
L’hypothèse Pakistan : un précédent qui fait peur
Il y a une analogie que les experts manient avec précaution en privé mais évitent publiquement. Le Pakistan. Dans les années 1990, le Pakistan a développé la bombe nucléaire en cachette, sous sanctions américaines, malgré toutes les pressions diplomatiques. Le jour où il a fait exploser sa première bombe en 1998, les sanctions ont été levées en quelques années. Aujourd’hui, le Pakistan est un État nucléaire reconnu de facto, allié militaire des États-Unis dans certaines opérations.
Téhéran observe ce précédent avec une attention obsessionnelle. La leçon est claire : franchir le seuil, encaisser la tempête diplomatique pendant deux ou trois ans, et ensuite être traité comme un partenaire incontournable. C’est exactement ce calcul qui guide une partie du Corps des gardiens de la révolution. Ils ne veulent pas l’arme. Ils veulent l’option de l’arme, qui leur garantit qu’aucun changement de régime militaire ne sera jamais tenté. Comme la Corée du Nord. Comme le Pakistan. Et tant que les Américains refusent de garantir formellement la non-intervention, cette logique reste imparable.
Le grand échec de la doctrine américaine post-11 septembre, c’est d’avoir prouvé au monde entier qu’on ne renverse que les régimes qui n’ont pas la bombe. Saddam Hussein l’a appris trop tard. Kadhafi, qui avait renoncé à son programme nucléaire en échange de garanties, s’est fait lyncher dans un caniveau. Kim Jong-un, lui, est toujours là. La leçon est terrifiante : pour survivre, il faut être armé. Téhéran a appris cette leçon par cœur.
Le verdict du chroniqueur
Un échec qui n’est pas une nouvelle. Un effondrement qui se prolonge.
« Les États-Unis et l’Iran incapables de conclure une entente. » Le titre du reportage de Radio-Canada est juste, mais incomplet. Il faudrait dire : « Les États-Unis et l’Iran incapables de conclure une entente parce que personne ne veut vraiment d’entente. » Trump veut un trophée, pas un accord. Khamenei veut survivre, pas signer. La Chine et la Russie veulent que ça dure. Israël veut que ça explose. L’Europe ne veut plus rien parce qu’elle ne peut plus rien. Et au milieu, des peuples — iranien, libanais, yéménite, syrien, israélien — qui paient le prix d’une situation où aucun décideur n’a intérêt à la résolution.
C’est ça, le Moyen-Orient de 2026. Pas une crise. Pas une guerre. Un système d’écrasement permanent qui fonctionne parce qu’il arrange ceux qui décident. Et nous, qui regardons ces dossiers à la télé entre deux nouvelles locales, on finit par s’habituer. Cette habitude est notre défaite. Refuser de s’y résigner, c’est déjà commencer à comprendre que le monde dans lequel nous vivons est en train de basculer. Pas un jour. Pas une crise. Tout le temps. Maintenant.
Signé : Maxime Marquette, chroniqueur.
Sources
Sources primaires
Radio-Canada — Les États-Unis et l’Iran incapables de conclure une entente — 11 mai 2026
AIEA — Bulletins de vérification Iran — 2025-2026
Sources secondaires
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.