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CHRONIQUE : Trump à Pékin. Le tapis rouge, la garde d’honneur, et la liste rouge chinoise envoyée AVANT son arrivée.
Crédit: Adobe Stock

Taïwan, démocratie, système politique, développement — « ne doivent pas être contestés »

Reprenons les termes exacts publiés par l’ambassade chinoise à Washington avant l’atterrissage : ces quatre dossiers « ne doivent pas être contestés » dans les négociations. Taïwan. Démocratie et droits humains. Système politique. Droit au développement chinois. Décortiquons. « Taïwan » signifie : pas de remise en cause de la position chinoise selon laquelle l’île est une province rebelle destinée à la réunification. « Démocratie et droits humains » signifie : pas de discussion sur le Xinjiang, le Tibet, Hong Kong, les ONG dissoutes, les avocats emprisonnés. « Système politique » signifie : pas de critique du Parti communiste, de Xi Jinping, du modèle autoritaire. « Droit au développement » signifie : pas de contestation des subventions industrielles, du vol de propriété intellectuelle, de la stratégie « Made in China 2025 ». Autrement dit : la quasi-totalité des griefs américains accumulés depuis vingt ans sont déclarés hors-sujet par Pékin AVANT que la négociation commence. Et Trump descend de l’avion en saluant la fanfare.

Imaginez la scène inverse. Imaginez que la veille de l’arrivée de Xi Jinping à Washington, l’ambassade américaine à Pékin publie un communiqué disant : « Le Xinjiang, Taïwan, Hong Kong et le rôle du Parti communiste ne doivent pas être discutés. » Xi annulerait. Pékin convoquerait l’ambassadeur. Les médias d’État hurleraient à l’humiliation. Mais quand la Chine le fait à un président américain, on appelle ça « la diplomatie chinoise ». L’asymétrie est totale. Et elle a un nom : on a accepté de ne plus être pris au sérieux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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