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GEOPOLITIQUE : RIAZAN BRÛLE — L’UKRAINE FRAPPE LA MACHINE QUI LA SAIGNE
Crédit: Adobe Stock

Six cibles, une nuit, une signature

Le communiqué de l’État-major des Forces armées ukrainiennes liste les frappes avec une précision comptable. La raffinerie de Riazan. Un petit navire lance-missiles et un dragueur de mines à la base navale de Kaspiisk, sur la mer Caspienne. Des dépôts de munitions près de Iepifanivka et Rovenky, dans le Louhansk occupé. Un entrepôt logistique militaire à Raïhorodka. Un dépôt de matériel de guerre électronique à Dmytrivka, dans le Donetsk occupé. Un dépôt de carburants et lubrifiants à Marioupol occupée.

Et ce n’est pas tout. À Marioupol, un poste de reconnaissance technique côtière du FSB — le service fédéral de sécurité russe — a été touché. Une station radar MR-232 Bussol-S et un module optoélectronique détruits. Sept cibles documentées en vingt-quatre heures. Sept points sur la carte où la guerre russe a coûté plus cher hier qu’avant-hier.

Le communiqué ne se vante pas. Il énumère. Il date. Il géolocalise. C’est la langue d’une armée qui sait que les chiffres tiennent mieux que les adjectifs. L’Ukraine n’écrit pas de la propagande. Elle écrit des reçus.

J’ai relu trois fois la liste. À la quatrième cible, j’ai compris ce qui me dérangeait. Ce ton clinique. Cette précision. C’est la langue de ceux qui ont fini de hurler et qui ont commencé à compter. C’est la langue des survivants qui prennent des notes pour le procès qui viendra peut-être.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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