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DECRYPTAGE : AIM-260, le missile qui sort enfin de l’ombre et redessine le ciel du Pacifique
Crédit: Adobe Stock

Quand Pékin a pris l’avance dans la portée

Pour comprendre l’AIM-260, il faut comprendre le PL-15. Le missile air-air chinois Pi Li-15, développé par l’Académie chinoise d’aérodynamique de Luoyang, est entré en service opérationnel autour de 2015. Sa portée annoncée — 200 kilomètres pour les versions exportées, possiblement plus de 300 kilomètres pour la version domestique chinoise — dépasse celle de l’AIM-120D, le meilleur AMRAAM en service occidental, dont la portée plafonne autour de 160 à 180 kilomètres selon le profil de tir.

Le calcul est froid. Dans un combat air-air moderne, celui qui tire en premier impose la première décision tactique. Celui qui doit fermer la distance pour engager devient la cible. Et pour la première fois depuis la Guerre froide, les pilotes américains se retrouvaient dans la position du chasseur qui doit s’approcher. Pour la première fois depuis quarante ans, le ciel occidental n’avait plus l’allonge. Le Pacifique, théâtre central de l’affrontement à venir, se refermait sur nous.

L’AIM-260 n’est pas né d’une ambition technologique. Il est né d’une peur stratégique. Cette nuance change tout pour comprendre ce qui vient.

La leçon indienne de mai 2025

Le 7 mai 2025, lors d’affrontements aériens entre l’Inde et le Pakistan, des fragments d’un PL-15E sont retombés sur le territoire indien. Suffisamment intacts pour être analysés. Suffisamment lisibles pour confirmer ce que les renseignements occidentaux soupçonnaient. Le missile fonctionne. Sa portée est réelle. Sa cinématique aussi. Ce n’était plus un rendu de propagande chinoise sur une affiche de salon aéronautique. C’était un objet métallique, ramassé dans un champ du Pendjab, dont les composants ont été photographiés, mesurés, partagés.

À partir de ce moment, le programme JATM, déjà accéléré, est devenu une urgence opérationnelle. Le budget 2026 a vu apparaître des lignes pour démarrer la production initiale à basse cadence. Les essais de tir réel ont été densifiés avec l’aide de la Navy, qui a prêté ses F/A-18F. Le Pentagone, jusqu’ici prudent, s’est mis à parler. Pas beaucoup. Mais assez pour qu’on comprenne que la fenêtre de panique s’était ouverte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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