Skip to content
DÉCRYPTAGE : Quinze ans pour un porte-avions, l’Amérique construit comme on procrastine
Crédit: Adobe Stock

Deux navires, un contrat de 2019, sept ans déjà

La Navy avait acheté l’Enterprise et le Doris Miller ensemble, en janvier 2019, sous un contrat à deux coques. L’idée était simple : économies d’échelle, planification commune, livraisons rapprochées. Sept ans plus tard, l’Enterprise n’est pas livré. Le Doris Miller n’a même pas commencé sa construction principale. Le chantier dit qu’il s’y mettra « plus tard cette année ». Plus tard. Toujours plus tard.

Le glissement de l’Enterprise lui-même est documenté ligne par ligne dans les documents budgétaires. Livraison prévue initialement en septembre 2029. Repoussée à juillet 2030. Puis à mars 2031. Cause officielle : retard d’arrivée d’équipements lourds nécessaires à la construction initiale dans la cale sèche. Le représentant de Huntington Ingalls confirme : « tout le matériel critique en retard est arrivé ». Mais la chaîne est cassée. Et une chaîne cassée, ça se répare en années, pas en communiqués.

Le précédent Kennedy, le précédent Ford, le précédent du précédent

Le deuxième porte-avions de la classe, l’USS John F. Kennedy, devait être livré en juillet 2025. Il le sera en mars 2027. Cause : certification de l’Advanced Arresting Gear et travaux continus sur les Advanced Weapons Elevators. Le navire de tête, l’USS Gerald R. Ford, avait été retardé en 2019 pour des réparations majeures sur sa propulsion nucléaire et ses ascenseurs d’armement. Quatre navires de la classe. Quatre retards. Aucune exception.

Ce n’est plus un retard. C’est la norme. Et la norme américaine, aujourd’hui, c’est de ne plus livrer à temps.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu