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CHRONIQUE : À tous ceux qui voulaient voir l’Ukraine tomber, elle est en train de gagner
Crédit: Adobe Stock

Leur seul talent, c’est l’erreur

Ils étaient nombreux, les stratèges du plateau télé, les experts de la dépêche, les diplomates en pantoufles, à répéter que l’armée ukrainienne ne tiendrait pas. Que Zelensky aurait dû fuir sous les bombes. Que Kiev tomberait en trois jours. Puis en trois semaines. Puis avant l’hiver. Avant le printemps. Avant la contre-offensive. Et chaque fois, l’Ukraine a démenti leurs prévisions. Chaque fois, ces oracles ont dû reculer leurs lignes, comme l’armée russe reculait devant Kharkiv, puis devant Kherson, puis sous les frappes de précision des drones navals en mer Noire. Aujourd’hui, en ce début d’année 2026, le front n’a pas cédé. L’État ukrainien fonctionne. Les trains partent à l’heure. Les hôpitaux opèrent à Kharkiv et Dnipro malgré les frappes. Et la Russie n’a toujours pas atteint le Donbass administratif, objectif fixé par Poutine en février 2022.

Ceux qui pariaient sur l’effondrement de l’Ukraine ne sont pas seulement de mauvais analystes. Ils sont moralement complices d’une propagande qui visait à décourager les alliés, à démoraliser les sociétés occidentales, à justifier l’abandon. Leur confort intellectuel reposait sur l’idée qu’un petit pays de 40 millions d’habitants ne pouvait pas résister à une puissance nucléaire dotée de moyens colossaux. Mais c’est oublier que la guerre n’est pas une équation mathématique. C’est une question de volonté. Et la volonté ukrainienne, elle, n’a jamais été aussi brûlante. Elle oblige désormais la Russie à mobiliser des hommes de plus en plus âgés, à déstockèr des chars T-55 des années 1950, à mendier des munitions à la Corée du Nord et à l’Iran. Ce n’est plus une confrontation entre deux armées. C’est le combat d’une nation tout entière contre un mastodonte essoufflé.

Je me souviendrai toujours de ce tweet d’un “chercheur” autoproclamé, en mars 2022, affirmant que l’Ukraine n’avait aucune chance. Il devrait aujourd’hui, en guise d’excuse, imprimer la carte de Koursk et la manger. Lentement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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