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DECRYPTAGE : Orechnik, Tsirkon et Iskander, la nuit où Moscou a brûlé 361 millions de dollars sur Kyiv
Crédit: Adobe Stock

Quatre-vingt-dix missiles, six cents drones, une équation criminelle

Le détail technique de la frappe est implacable. Une Orechnik, missile balistique de portée intermédiaire, l’arme que Moscou présente comme son nouveau totem de puissance, estimée à elle seule à 50 millions de dollars. Deux missiles aérobalistiques Kh-47M2 Kinjal, dix millions. Trois missiles antinavires hypersoniques 3M22 Tsirkon, détournés de leur vocation maritime pour frapper une capitale, 16,2 millions. Trente missiles balistiques Iskander-M et S-400 reconvertis en sol-sol, 120 millions. Cinquante-quatre missiles de croisière, Kh-101, Iskander-K, Kalibr, 135 millions. Et six cents drones, Shahed, munitions rôdeuses, leurres, 30 millions supplémentaires. Total, 361,2 millions.

L’addition pose une question brutale. À quoi sert un Orechnik contre un musée ? À quoi sert un missile antinavire hypersonique conçu pour percer le pont d’un porte-avions américain, lorsqu’il s’écrase sur le toit d’un immeuble résidentiel ? La réponse n’est pas militaire. Elle est politique. Elle est psychologique. Le Kremlin n’avait pas besoin de cette puissance pour atteindre ses cibles. Il avait besoin de la montrer. De la signer. De prouver à son propre camp, à ses adversaires, à ses voisins, qu’il pouvait encore brûler des centaines de millions en une seule nuit sans broncher. C’est une démonstration de gaspillage assumé, et c’est probablement le message le plus glaçant.

On parle souvent de la guerre comme d’une affaire de stratégie. Cette nuit-là, ce n’était plus de la stratégie. C’était une mise en scène. Un régime qui paye 50 millions de dollars pour qu’une image circule. Pour qu’on tremble. Pour qu’on en parle. Et nous en parlons. C’est exactement ce qu’il voulait.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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