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COMMENTAIRE : 2027, l’année où la mer changera de maître
Crédit: Adobe Stock

Cinquante navires retirés, des centaines lancés

Les chiffres officiels du Pentagone sont publics. Les plans de retrait des croiseurs Ticonderoga, des destroyers vieillissants, des navires logistiques fatigués, des sous-marins en fin de cycle, tout cela figure dans les rapports budgétaires soumis au Congrès. Le Congressional Research Service documente cette érosion depuis plusieurs années avec une précision presque douloureuse. La flotte américaine, qui devait atteindre 355 navires selon le plan affiché, stagne autour de 290 et redescendra mécaniquement si les retraits prévus ne sont pas compensés. Or, ils ne le seront pas. Les chantiers américains sont engorgés, le personnel manque, les coûts explosent, les sous-marins de classe Virginia accumulent les retards.

Pendant ce temps, la Chine a déjà dépassé les 340 navires de combat selon les estimations du Département de la Défense américain lui-même, et vise les 400 d’ici la fin de la décennie. Elle aligne désormais trois porte-avions, dont le Fujian, équipé de catapultes électromagnétiques, une technologie que seuls les Américains possédaient. Elle produit des destroyers Type 055 qui inquiètent ouvertement les analystes occidentaux. Elle construit ses sous-marins par séries, ses frégates par dizaines, ses bâtiments amphibies par paquets. Le contraste est tel qu’il n’a plus besoin d’être commenté pour exister. Il s’impose dans les statistiques comme une évidence métallique, lourde, irréfutable.

J’ai longtemps cru que la supériorité technologique américaine compenserait tout. Je le crois moins aujourd’hui. Une marine, c’est d’abord du nombre, du tonnage, des marins, des bases, des ports, des cales sèches. Et sur tout cela, l’Amérique perd du terrain à une vitesse que ses propres amiraux n’osent plus cacher.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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