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DECRYPTAGE : Schröder repéré à Moscou, l’ombre d’un médiateur que personne ne veut
Crédit: Adobe Stock

Un chancelier devenu lobbyiste de l’énergie russe

Pour comprendre le scandale, il faut remonter le fil. Gerhard Schröder a dirigé l’Allemagne de 1998 à 2005. Social-démocrate, réformateur de l’État-providence, architecte des lois Hartz qui ont durci l’accès au chômage, il a aussi été l’homme qui a refusé d’envoyer des troupes allemandes en Irak en 2003. À l’époque, ce refus lui valait une certaine aura. Une figure de la gauche européenne, ferme face à Washington, ouverte vers Moscou. Mais cette ouverture est devenue obsession, puis dépendance, puis compromission.

Dès son départ du pouvoir, Schröder enchaîne les postes dans les groupes énergétiques russes. Nord Stream, Rosneft, Gazprom. Les noms défilent comme une liste d’accusations. Même après le 24 février 2022, même après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, il refuse de démissionner. Il refuse de condamner clairement Poutine. Il refuse de rompre. Son propre parti, le SPD, a tenté de l’exclure. Échec. La justice interne du parti a conclu qu’il n’avait pas violé les statuts. Une décision qui a stupéfié une partie de la base militante. Schröder est devenu une anomalie. Un fantôme politique que personne n’ose vraiment enterrer parce qu’il pourrait encore parler, encore signer, encore servir.

Je l’écris sans plaisir : Schröder incarne quelque chose de plus large qu’une trajectoire individuelle. Il incarne l’aveuglement stratégique d’une certaine élite européenne qui a cru qu’on pouvait acheter la paix avec du gaz, et la stabilité avec des pipelines. Cette illusion-là a brûlé en même temps que Marioupol.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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