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COMMENTAIRE – pourquoi est-ce toujours le même parti que l’upac vient cogner?
Crédit: Adobe Stock

On va se parler de preuve circonstancielle, parce que ce concept m’obsède dans cette histoire. Les gens pensent que la preuve, c’est seulement un aveu ou une caméra de surveillance. Faux. Profondément faux. La preuve circonstancielle, c’est l’accumulation d’indices qui, mis bout à bout, finissent par dessiner un portrait difficile à ignorer. Une trace de pas. Une heure. Une présence. Un motif. Pris isolément, chaque élément peut sembler anodin. Ensemble, ils racontent une histoire. Et je vais vous dire ce qui me frappe. Quand je regarde le PLQ, je ne regarde pas un seul indice. J’en regarde une dizaine. La perquisition de 2013. L’enquête sur l’ancien argentier. Les figures de Charest et Bibeau scrutées. La crise de 2025. L’enquête criminelle officielle. Et je me demande, sincèrement, à partir de combien d’indices a-t-on le droit, comme société, de cesser de parler de pure malchance. À partir de combien de coïncidences a-t-on le droit de prononcer le mot système. Je ne tranche pas la culpabilité. Ce serait malhonnête et dangereux. Mais je refuse qu’on m’interdise de compter les indices. Compter, ce n’est pas accuser. Compter, c’est observer. Et ce que j’observe me met profondément mal à l’aise.

qu’est-ce qu’une preuve circonstancielle, au juste?

Définissons les choses proprement, parce que la rigueur protège. Une preuve circonstancielle, c’est une preuve indirecte. Elle ne montre pas directement le geste reproché, mais elle établit des circonstances qui permettent d’en déduire raisonnablement l’existence. Devant un tribunal, ce type de preuve est parfaitement recevable. Des condamnations reposent entièrement sur elle. Pourquoi? Parce que la convergence de plusieurs indices indépendants devient, à un certain point, plus difficile à expliquer par le hasard que par une cause commune. Maintenant, transposons cela non pas au procès d’un individu, ce qui serait abusif, mais à l’analyse politique d’une formation. Sur le plan strictement citoyen, qu’avons-nous? Une perquisition au siège du parti en 2013. Une enquête baptisée Mâchurer visant l’ancien grand argentier libéral, Marc Bibeau, pour des allégations de fraude envers le gouvernement, d’abus de confiance et de contributions politiques illégales. L’ancien premier ministre Jean Charest scruté dans le même dossier. Puis, des années plus tard, une nouvelle enquête criminelle visant la formation en 2025. Aucun de ces éléments, pris isolément, ne prouve une culpabilité collective. Je le répète avec force. Mais leur accumulation crée une impression. Une impression légitime. Une impression que des citoyens lucides ont parfaitement le droit de nommer, sans pour autant franchir la ligne de la diffamation.

quand les indices pointent toujours la même direction

Ce qui rend l’affaire si particulière, ce n’est pas l’existence d’enquêtes. C’est leur concentration. Une seule cible provinciale, répétée dans le temps. Les enquêteurs ont visé l’ancien argentier libéral Marc Bibeau, un homme d’affaires décrit comme l’un des plus importants collecteurs de fonds du PLQ dans les années 2000, dans le cadre d’une enquête pour des allégations de financement illégal et d’abus de confiance. Les documents liés à ces mandats, révélés dans les médias, détaillaient pourquoi cet homme était ciblé. L’ancien premier ministre Jean Charest a lui aussi été scruté dans le cadre de cette même enquête sur le contournement présumé des règles de financement électoral. Encore une fois, je tiens à être limpide: une enquête n’est pas une condamnation, et plusieurs de ces dossiers se sont éteints sans accusation. La présomption d’innocence demeure entière. Mais la question que je pose n’est pas judiciaire, elle est politique et morale. Pourquoi les fils conducteurs de toutes ces enquêtes mènent-ils, encore et toujours, vers la même maison? Pourquoi le financement de ce parti, en particulier, a-t-il généré autant de soupçons institutionnels? On ne peut pas répondre honnêtement à cette question en se contentant de crier à la chasse aux sorcières. Il faut la regarder en face.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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