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ENQUETE : Mai 2026, le mois où les civils ukrainiens sont morts en nombre record depuis avril 2022
Crédit: Adobe Stock

L’envoyé et le veto

L’envoyé de l’ONU a présenté ce bilan au Conseil de sécurité. C’est là que la mécanique institutionnelle révèle toute son absurdité. Le Conseil de sécurité est l’organe supposément le plus puissant des Nations unies pour maintenir la paix internationale. Il dispose de l’autorité formelle pour imposer des mesures contraignantes. Mais la Russie — l’État dont les armées ont tué ces 274 civils — siège au Conseil avec un droit de veto permanent.

Le résultat est prévisible et documenté : la Russie utilise ce veto pour bloquer toute résolution contraignante sur l’Ukraine. L’envoyé lit son rapport dans une salle où le responsable des faits qu’il décrit peut lever la main et annuler n’importe quelle conséquence. Ce n’est pas un dysfonctionnement du système — c’est le système qui fonctionne exactement comme la Russie l’a conçu pour se protéger. Le Conseil de sécurité, en l’état, est moins un garant de la paix qu’une tribune où les victimes témoignent devant leurs bourreaux.

La réaction ukrainienne : nommer l’indifférence

L’Ukraine n’a pas mâché ses mots. La délégation ukrainienne a accusé la Russie de nier sa responsabilité et l’ONU de ne pas réagir de façon adéquate. La formulation qui a circulé est directe : « La Russie nous crache au visage », et l’ONU fait comme s’il « ne s’agissait que de pluie ». Cette métaphore n’est pas de la rhétorique émotionnelle. C’est une description structurelle : l’organisation internationale créée pour empêcher exactement ce type de violence n’a pas les outils pour l’arrêter.

L’Ukraine a raison de le dire. Pas parce que l’ONU est mauvaise en soi — mais parce que sa structure de 1945 n’a pas été conçue pour le cas où l’un de ses membres fondateurs permanents serait lui-même l’agresseur serait lui-même l’agresseur. Ce vide architectural tue. En mai 2026, il a tué 274 personnes de plus que le mois précédent.

Encadré de transparence du chroniqueur

Maxime Marquette est chroniqueur pour mad-m.ca. Cette enquête s’appuie exclusivement sur les données publiées par la Mission de surveillance des droits humains de l’ONU en Ukraine (HRMMU) telles que rapportées par l’Institute for the Study of War dans son analyse du 13 juin 2026 et par Euromaidan Press dans son rapport du 10 juin 2026. Aucun chiffre n’a été inventé ou extrapolé. La position éditoriale est explicite : les données disponibles établissent une corrélation directe entre la décision russe d’intensifier les frappes à longue portée et le record de morts civils en mai 2026. Cette position est ancrée dans les faits documentés, non dans des présuppositions idéologiques. Les principes du droit international humanitaire cités sont des normes codifiées dans les Conventions de Genève et le Statut de Rome, documents publics.

Sources

Institute for the Study of War — Russian Offensive Campaign Assessment, June 13, 2026

Euromaidan Press — Russo-Ukrainian War Day 1567 — 10 juin 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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