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ANALYSE : L’Europe attend que l’Ukraine saigne
Crédit: Adobe Stock

3 487 km² perdus, 78 432 morts confirmés, 142 milliards de dollars d’aide promise — et un seul chiffre qui compte : zéro

Sur le tableau blanc de la salle de crise du ministère ukrainien de la Défense, les chiffres changeaient chaque jour, tracés à la main par un officier dont les doigts tremblaient de fatigue. 3 487 km² : c’était la superficie de l’Ukraine dévorée par la Russie, l’équivalent de toute la Belgique plus Luxembourg. 78 432 : c’était le nombre de soldats ukrainiens tombés au combat, selon les dernières estimations publiées par Kyiv. Mais le chiffre le plus honni, celui que personne n’osait prononcer, c’était zéro : zéro garantie de sécurité, zéro calendrier de livraison respecté, zéro volonté politique de gagner cette guerre.

À Bruxelles, dans les bureaux climatisés de l’OTAN, on discutait encore des pourcentages de PIB à allouer à la défense. 2% ? 3% ? 5% ? Comme si la guerre était une équation comptable et non une boucherie humaine. Pendant ce temps, à 10 kilomètres du front, les soldats ukrainiens comptaient leurs obus un par un, en se demandant s’ils auraient assez pour tenir jusqu’à la prochaine livraison — celle qui, peut-être, n’arriverait jamais.

L’Europe compte ses euros. Poutine compte ses gains. Personne ne compte les corps.

La carte des combats où chaque centimètre carré coûte une vie de 22 ans

Sur la carte militaire accrochée au mur du QG de Zelenskyy, des épingles rouges marquaient les positions russes. Chaque épingle représentait une ville, un village, une ferme. Et chaque centimètre entre ces épingles avait été payé en sang. À Bakhmut, où les combats avaient été les plus féroces, on estimait que chaque mètre carré avait coûté la vie à au moins un soldat. Les rues étaient devenues des cimetières à ciel ouvert, les immeubles, des tombeaux collectifs.

Un jeune lieutenant de 22 ans, Mykola, avait écrit à sa mère, deux semaines avant de mourir : «Maman, ne t’inquiète pas. On tient. On va les repousser. Bientôt, les F-16 arriveront, et tout changera.» Le Bientôt de Mykola était devenu l’éternité de sa mère. Les F-16 n’étaient toujours pas là. Mykola, si.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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