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REPORTAGE : Sur la ligne de Pokrovsk, 259 fois la mort a cogné en un seul jour
Crédit: Adobe Stock

Trente-quatre assauts en un jour, et la ligne tient

Pokrovsk. Retenez ce nom, parce que Moscou l’a transformé en obsession. Sur ce seul front, les défenseurs ukrainiens ont stoppé 34 actions d’assaut et offensives russes en vingt-quatre heures, selon l’état-major, près de localités aux noms qui ne disent rien à personne hors d’Ukraine — Novooleksandrivka, Kotlyne, Oudatchne, Molodetske, Rodynske, Sofiivka — et en direction de Bilytske, Dorojnie, Novyi Donbas, Chevtchenko, Serhiivka, Mouravka, Vilne, Novopavlivka.

Trente-quatre fois, la Russie a lancé des hommes contre cette ligne. Trente-quatre fois, la ligne a tenu. Ce n’est pas une victoire éclatante qu’on grave dans le marbre. C’est quelque chose de plus dur, de plus tenace : la persistance. Tenir. Encore. Demain pareil.

Le prix de l’obsession russe

Pourquoi Pokrovsk ? Parce que ce nœud routier et ferroviaire commande l’accès à tout le reste du Donbass ukrainien. Le prendre, ce serait pour Moscou ouvrir une route. Le perdre, pour Kyiv, ce serait offrir une autoroute à l’envahisseur. Alors on s’y bat avec une intensité que le reste du front, pourtant brûlant, n’égale pas. Quand un état-major écrit que l’ennemi « concentre l’essentiel de ses attaques » sur un secteur, traduisez : c’est là que ça meurt le plus.

Et la Russie continue de jeter ses hommes. Pas par génie tactique — par épuisement de toute autre option. Quand vous n’avez plus que la masse comme arme, vous l’envoyez encore et encore contre un mur, en espérant que le mur cède avant que vous n’ayez plus de masse. C’est la doctrine de la viande. Elle est efficace à un coût humain que seul un régime qui méprise ses propres soldats peut accepter de payer.

Je pense à ces défenseurs de Pokrovsk avec une admiration que je n’arrive pas à contenir. Trente-quatre assauts en un jour, et ils tiennent. Vous imaginez ce que ça représente, nerveusement, physiquement, humainement ? Moi, après une mauvaise nuit, je suis bon à rien. Eux encaissent l’apocalypse en boucle et se relèvent. Poutine envoie ses hommes mourir comme on jette des bûches dans un poêle. Zelensky, lui, commande une armée d’hommes qui ont choisi de rester. Toute la différence morale de cette guerre tient dans cet écart.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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