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ANALYSE : F-16 belges pour l’Ukraine — sept appareils d’ici fin 2026, le calendrier qui ébranle Moscou
Crédit: Adobe Stock

La dépendance belge aux livraisons américaines de F-35

Pour comprendre pourquoi les F-16 belges ont tant tardé, il faut comprendre la mécanique de la transition aérienne belge. La Belgique remplace ses anciens F-16 AM/BM par des F-35A Lightning II de cinquième génération fabriqués par Lockheed Martin. Selon les plans initiaux, le remplacement devait s’effectuer progressivement à mesure que les F-35 arrivaient, libérant les F-16 pour le transfert à l’Ukraine. Le problème : les livraisons de F-35 depuis les États-Unis ont été retardées, tenant la Belgique dans un état de dépendance que son état-major ne pouvait pas ignorer.

Les premiers F-35 sont arrivés en Belgique en octobre 2025, à la base aérienne de Florennes : une première livraison de trois appareils, suivie d’une quatrième. Ce n’est qu’à ce moment que la voie s’est vraiment ouverte pour le transfert des F-16 vers l’Ukraine. Selon le plan mis à jour confirmé par le cabinet du ministre de la Défense belge Theo Francken, la Belgique livrera 7 F-16 en 2026, 5 en 2027, 14 en 2028 et 27 en 2029 — soit un total de 53 appareils sur quatre ans. C’est la première fois que ce chiffre total de 53 est officiellement confirmé, dépassant les 30 précédemment annoncés.

Quatre appareils pour pièces, trois pour le combat

La répartition des sept appareils prévus pour 2026 — quatre pour pièces de rechange, trois opérationnels — est un détail crucial que les annonces politiques tendent à minimiser. Les pièces de rechange pour F-16 sont, dans la situation actuelle, d’une importance stratégique considérable. Depuis que le Danemark et les Pays-Bas ont livré leurs appareils, le principal goulot d’étranglement pour la flotte ukrainienne de F-16 est précisément la maintenance et les pièces. Chaque appareil de F-16 retiré de service pour fournir des pièces prolonge la durée de vie opérationnelle de plusieurs appareils ukrainiens.

Autrement dit : ces quatre F-16 « pour pièces » ne sont pas des dons de moindre valeur. Ils sont peut-être, opérationnellement, aussi importants que les trois appareils de combat. Un F-16 ukrainien cloué au sol faute de pièce de remplacement est aussi inutile qu’un F-16 jamais livré. La Belgique — qui assure depuis plusieurs années la maintenance des F-16 ukrainiens à travers la société Sabena Aerospace Engineering, sous un contrat américain de 235 millions de dollars signé en janvier 2026 — comprend mieux que quiconque cet enjeu logistique.

Cette distinction entre avions de combat et avions pour pièces, je l’ai d’abord trouvée décevante quand j’ai commencé à analyser les chiffres. Puis j’ai compris que la logistique de la guerre aérienne est aussi cruciale que le nombre d’appareils. Trois F-16 supplémentaires opérationnels plus les pièces pour maintenir en état douze autres avions existants — le calcul est peut-être plus favorable qu’il n’y paraît. Je garde la nuance, mais je garde aussi la déception initiale, parce qu’elle dit quelque chose de réel sur l’écart entre les promesses et les livraisons.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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