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REPORTAGE : Tioumen, 2 000 km — le drone ukrainien qui a frappé la Sibérie la plus profonde
Crédit: Adobe Stock

Le discours du soir : clarté et fierté contenue

C’est dans son adresse vidéo du soir du 20 juin que Volodymyr Zelensky a officiellement confirmé la frappe. Sa voix, calme et déterminée, portait une certaine satisfaction — celle d’un chef d’État qui voit son pays tenir ses promesses les plus audacieuses. «Nos sanctions longue portée ont atteint la région de Tioumen en Russie. C’est aussi du raffinage pétrolier. Plus de 2 000 kilomètres de notre frontière d’État. Efficace», a-t-il déclaré selon Ukrainska Pravda et The Straits Times.

Zelensky a également rendu hommage à la compagnie ukrainienne Fire Point, dont les ingénieurs ont développé les nouveaux drones FP modernisés utilisés dans la frappe. «Je suis reconnaissant aux ingénieurs de Fire Point», a-t-il dit. Ces drones FP — dont la désignation exacte est FP-1 — avaient déjà été employés lors des frappes sur la raffinerie de Moscou à Kapotnya en juin. Mais Tioumen est une toute autre dimension.

3 000 kilomètres : l’annonce qui change tout

Ce que Zelensky a révélé ensuite a fait l’effet d’une bombe dans tous les milieux stratégiques occidentaux : les nouveaux drones FP modernisés peuvent désormais atteindre des cibles à une distance de 3 000 kilomètres. C’est ce qu’il a affirmé sans détour dans son adresse, citée par Ukrainska Pravda, The Straits Times et Ukrinform. Cette portée, si elle est confirmée opérationnellement, placerait des cibles situées bien au-delà de l’Oural à portée des drones ukrainiens.

Cette annonce n’est pas sortie de nulle part. En mars 2025 déjà, Zelensky avait mentionné la réussite de tests sur un drone longue portée de 3 000 kilomètres, selon un article Ukrinform de l’époque. Ce qui était alors un prototype en phase de test est désormais, selon le président ukrainien, une réalité déployée opérationnellement. La frappe de Tioumen est la preuve en actes.

Fire Point. Ce nom me frappe. Une entreprise ukrainienne, probablement fondée par des ingénieurs qui ont fui les bombes russes pour aller travailler dans des ateliers de fortune, quelque part en Ukraine ou dans un pays ami, et qui ont conçu une arme capable de traverser 2 000 kilomètres pour frapper la Sibérie. Il y a quelque chose de profondément humain dans cette histoire — la résistance comme acte de création. Ces ingénieurs ne sont pas seulement des techniciens : ce sont des architectes de la survie ukrainienne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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