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COMMENTAIRE : Trump, le pétrole russe et la trahison silencieuse de l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Mars 2026 : la première licence d’impunité

Tout commence en mars 2026, au moment où la guerre en Iran provoque une flambée sans précédent des prix du pétrole mondial. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent annonce une licence générale d’urgence de 30 jours permettant aux pays d’acheter le pétrole russe déjà en transit sur les océans. L’argument avancé : une mesure « étroitement ciblée et à court terme » qui « ne fournira pas d’avantage financier significatif au gouvernement russe ». Les sénatrices Jeanne Shaheen, Elizabeth Warren et Chuck Schumer dénoncent immédiatement la mesure dans un communiqué cinglant transmis au Kyiv Independent : selon eux, cette dérogation pourrait rapporter au Kremlin jusqu’à 150 millions de dollars par jour supplémentaires pour financer sa machine de guerre.

La réaction du Kremlin ne se fait pas attendre. Le représentant économique de Poutine, Kirill Dmitriev, déclare que cette décision démontre « le rôle essentiel de la Russie dans la stabilité du marché énergétique mondial » et que de nouvelles concessions sont « inévitables ». Quand l’ennemi vous remercie d’une décision, vous devriez peut-être vous demander si vous avez pris la bonne. Six partenaires du G7 sur sept ont d’ailleurs exprimé leur désaccord avec cette dérogation — seuls les États-Unis ont choisi cette voie, sous pression des marchés mais surtout d’une Maison-Blanche qui n’a pas su résister.

La logique perverse du soulagement temporaire

La dérogation initiale de mars 2026 reposait sur une hypothèse économique simple : en permettant au pétrole russe déjà en mer d’être vendu, on évite une pénurie artificielle pendant que la crise iranienne fait rage. Le problème est que cette hypothèse n’a jamais été validée par les faits. Comme l’ont démontré les sénatrices Shaheen et Warren dans leur déclaration du 17 juin 2026 au Comité des relations étrangères du Sénat, les prix à la pompe pour les Américains ont continué à augmenter pendant toute la durée des dérogations, sans que les consommateurs en bénéficient réellement. Seul Poutine a encaissé les dividendes.

L’outil choisi par Trump ne remplissait pas sa fonction déclarée. La CREA estimait que la Russie disposait d’environ 50 millions de barils de pétrole en mer au moment de la première dérogation, représentant des revenus potentiels considérables. Ces revenus — issus d’une décision unilatérale américaine prise contre l’avis de six partenaires du G7 — ont directement alimenté le budget militaire de Moscou pendant les mois les plus intenses des bombardements sur l’Ukraine.


Je me souviens avoir lu la déclaration de Dmitriev et avoir ressenti un frisson d’indignation. Poutine ne cache même plus sa satisfaction. Pendant ce temps, les Ukrainiens comptent leurs morts. Le contraste est insupportable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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