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DÉCRYPTAGE : Trump admire Xi « all business » — la flatterie qui fragilise l’Occident
Crédit: Adobe Stock

Ce que Trump dit vraiment en admirant le style de Xi

Quand Trump déclare qu’il « aime » le style de Xi Jinping parce qu’il est « all business », il ne parle pas seulement d’efficacité professionnelle. Il parle d’un système de gouvernance sans friction démocratique, sans opposition, sans presse libre pour contrarier les décisions. Xi peut être « all business » parce qu’il n’a pas de Sénat à convaincre, pas de Cour suprême à craindre, pas d’élections à perdre. Trump admire, consciemment ou non, le produit d’un régime autoritaire. Ce sous-texte ne peut pas être ignoré.

L’interview Axios du 19-20 juin 2026 n’est pas un incident isolé. Elle fait suite au sommet de Beijing des 14 et 15 mai 2026, la première visite d’un président américain en Chine depuis 2017. À cette occasion, Trump avait déjà déclaré à Sean Hannity que Xi était « a warm person, actually, but he’s all business » et qu’il n’y avait « no games » dans leurs échanges. Le schéma se répète. L’admiration se consolide. Et chaque répétition publique envoie un signal aux alliés de Washington : le président américain est plus à l’aise avec l’autocrate de Pékin qu’avec ses partenaires démocratiques du G7.

Un vocabulaire qui révèle une grille de lecture troublante

La formule « no games » est particulièrement révélatrice. Dans l’esprit de Trump, les « games » représentent tout ce qui ralentit le pouvoir exécutif : les débats parlementaires, la presse critique, les institutions de contrôle, les alliés qui négocient. Xi n’a pas ces « games » parce qu’il les a supprimés. Trump les voit comme des obstacles. Cette convergence de perception entre le président élu d’une démocratie et le secrétaire général à vie d’un parti unique est plus qu’inconfortable — elle est structurellement dangereuse pour le modèle occidental.

Selon l’analyse de Damien Ma pour le Carnegie Endowment for International Peace publiée le 28 mai 2026, le modèle dit « principal-to-principal » que Trump et Xi ont adopté — où seuls les deux chefs d’État tranchent les grandes questions — comporte un risque majeur : il « joue dans le sens de la tendance de Trump à improviser et à se laisser convaincre par le dernier interlocuteur », ce qui est « certain d’inquiéter ses conseillers sur des sujets aussi inflammables que Taïwan ». Autrement dit, même les analystes favorables au dialogue pointent la fragilité structurelle de cette admiration réciproque.

Quand un président démocratiquement élu admire publiquement l’efficacité d’un autocrate parce qu’il n’a « pas de jeux », il valide implicitement le modèle autoritaire comme plus performant. C’est une capitulation rhétorique. Lente, peut-être involontaire, mais réelle. Et les autocraties du monde entier prennent note.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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