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ÉDITORIAL : G7 divisé, Pékin remercie — l’Occident désuni est le plus beau cadeau à Xi Jinping
Crédit: Adobe Stock

La doctrine de l’unilatéralisme américain face à Pékin

Le positionnement de l’administration Trump au G7 d’Évian n’est pas une improvisation. C’est une doctrine. Un haut responsable de l’administration l’a dit sans détour aux journalistes le samedi précédant le sommet, selon Politico : «The United States is not waiting for the world to hold hands and find a coordinated way to address [China’s behavior]. We’re taking action now through a variety of measures». Le message est clair : Washington préfère agir seul plutôt que d’attendre que ses alliés s’alignent.

Cette posture a une logique interne. Les tarifs douaniers de Trump ont effectivement réduit les exportations chinoises vers les États-Unis de 37 % entre janvier et avril 2026, par rapport à la même période de 2025, selon le Département du Commerce américain cité par le San Francisco Chronicle. L’administration peut donc se targuer de résultats concrets. Le problème, c’est que ces produits chinois ne disparaissent pas — ils se redirigent massivement vers l’Europe et le reste de l’Asie. Washington protège son marché, mais inonde celui de ses alliés.

Le rêve G2 : quand Trump pense en binôme avec Xi

La manifestation la plus inquiétante de cette doctrine unilatéraliste est sans doute ce que Politico appelle les «G2 ambitions» de Trump. Lors d’un récent sommet bilatéral avec Xi Jinping à Pékin, le président américain a lui-même qualifié la rencontre de «G2». Il a déclaré aux journalistes : «This is the G2», comparant leur duo à une variante du G7. Depuis, il a évoqué l’idée à nouveau, laissant entrevoir la possibilité de remplacer le format des sept grandes démocraties par un face-à-face Washington-Pékin.

Et comme pour confirmer cette logique bilatérale, Trump et Xi Jinping ont déjà programmé un nouveau sommet à Washington en septembre 2026. Pendant ce temps, un mécanisme appelé «U.S.-China Board of Trade» a été lancé pour développer les échanges commerciaux et réduire les tarifs sur des secteurs stratégiques. L’administration Trump préserve une «trêve commerciale fragile» avec Pékin dont l’expiration est prévue en novembre 2026. Le G7 ne figure pas dans cette équation.


Quand Trump dit «G2», je comprends une chose très précise : il croit encore pouvoir dompter la Chine par le deal individuel, par la poignée de main, par la relation personnelle avec Xi. C’est exactement ce que Pékin veut le voir croire. La Chine a une patience millénaire. Elle peut attendre que Trump signe un accord partiel, encaisser les concessions, et continuer son expansion économique planétaire pendant que l’Occident se querelle sur la méthode.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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