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FACT-CHECK : Le bus d’écoliers bélarusses — Moscou accuse, Kyiv dément, que dit la preuve ?
Crédit: Adobe Stock

Le bilan humain et les circonstances confirmées

Voici ce que les sources concordantes permettent d’établir sans contestation sérieuse. Le bus appartenait à l’École sportive pour jeunes n°2 de Rechytsa, dans la région de Gomel en Biélorussie. Il effectuait la liaison Gomel–Gelendzhik, une route passant par le territoire russe, en bordure de la frontière avec l’Ukraine. La femme tuée a été identifiée par le média indépendant biélorusse Nasha Niva comme Viktoriya Hrytsenko (Garoshka), 44 ans, épouse d’Alyaksei Garoshka, entraîneur de l’équipe. Son mari se trouvait lui aussi dans le bus et est signalé grièvement blessé.

Le bilan des blessés varie selon les sources : le gouverneur par intérim de Briansk, Yegor Kovalchuk, a d’abord mentionné six blessés dont quatre enfants ; le ministère russe des Affaires étrangères cite huit blessés dont six enfants. Le ministère biélorusse de la Santé confirme le chiffre de huit blessés. Les autorités biélorusses ont procédé à un rapatriement médical des victimes par voie aérienne, sur ordre du président Loukachenko. Ces faits logistiques ne sont pas contestés.

Le bus, son itinéraire et les divergences chiffrées sur les victimes

Le bus empruntait la route fédérale A-240, dans le district de Potioptchi, une artère qui relie le Bélarus au sud de la Russie en traversant la région de Briansk. Cette route n’est pas désignée comme zone militaire, mais longe une région activement engagée dans le conflit. Selon les chiffres biélorusses, 88 passagers au total voyageaient sur la liaison Rechytsa-Gelendzhik ce jour-là, répartis sur plusieurs bus.

Les autorités russes ont ouvert une enquête pénale classée comme acte de terrorisme. La Biélorussie a annoncé sa propre enquête parallèle. Aucune des deux ne constitue une enquête indépendante au sens journalistique — elles sont conduites par des parties prenantes dans le conflit ou alignées sur une d’elles. L’absence d’enquête internationale indépendante est, en soi, un fait à signaler.


Une morte. Des enfants blessés. Un entraîneur hospitalisé dans un état grave. Peu importe qui a tiré, cette réalité-là est réelle et irréfutable. Et elle mérite d’être protégée de la récupération politique — des deux côtés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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