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Billet : Ils sont FINIS — quand Trump menace de reprendre les bombes sur l’Iran
Crédit: Adobe Stock

Une rhétorique de victoire destinée à l’opinion américaine

Le message de Trump du 19 juin est une œuvre de communication politique à plusieurs niveaux. D’abord, il s’adresse aux Américains sceptiques face à un accord que les faucons républicains ont qualifié de « capitulation totale » et d' »abandon d’Israël ». En proclamant que l’Iran est FINI, Trump tente de recadrer un mémorandum d’entente qui, objectivement, offre à Téhéran des avantages considérables : la levée des sanctions, le dégel des avoirs gelés, un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, et la possibilité de vendre à nouveau son pétrole sur les marchés mondiaux. En face, que demande-t-on à l’Iran? De garder ouvert le détroit d’Ormuz — ce qu’il faisait de toute façon avant la guerre. Brillant.

L’autre cible du message, ce sont les Démocrates qui osent suggérer que l’Iran sort renforcé du conflit. Trump écrit avec un humour acide qu’il est inconcevable que « certains disent qu’Iran est mieux loti qu’il y a quatre mois ». Il enjoint ses compatriotes d’imaginer « pouvoir s’en tirer avec une chose pareille ». Dans le même post, il affirme que la guerre a réduit l’Iran à néant : plus de force aérienne, plus de marine, plus de radar, plus de systèmes antiaériens. Un pays vidé de ses capacités militaires. Mais si c’est vrai — et c’est discutable —, pourquoi Trump est-il, selon un conseiller proche cité par Rawstory, en train de « jurer beaucoup en privé » et de craindre une reprise de la guerre?

La contradiction fondamentale d’un chef de guerre auto-proclamé pacificateur

Il y a une tension irrésoluble au cœur de la posture trumpienne sur l’Iran. D’un côté, le président se présente en grand architecte d’un accord historique — celui qui a évité une dépression mondiale, selon ses propres termes. De l’autre, il parle à l’Iran comme un patron mafieux parle à un débiteur : « tu n’auras pas un centime », « vous êtes finis », « si vous ne vous comportez pas, on revient vous bombarder ». Ce n’est pas de la diplomatie. C’est de l’extorsion rhétorique.

La BBC a rapporté la phrase exacte prononcée par Trump au G7 : « If I don’t like it, if they don’t behave, we’ll go right back to dropping bombs right smack in the middle of their head, OK? » Comprenons bien ce que cette phrase implique : le président des États-Unis conditionne la paix non pas au respect d’obligations légales précises et mutuellement consenties, mais à son propre jugement subjectif — « if I don’t like it ». C’est-à-dire que la paix dépend de l’humeur de Trump. Et l’humeur de Trump, comme on le sait, est volatile.


Ce qui me frappe dans cette formulation, c’est l’aveu d’arbitraire absolu. « If I don’t like it. » Pas si l’Iran viole un article précis de l’accord. Pas si les inspecteurs de l’AIEA détectent une violation. Si Trump ne l’aime pas. C’est la définition même de l’imprévisibilité diplomatique — et les alliés de l’Occident, tout autant que ses adversaires, doivent en tenir compte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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