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Éditorial : Je blâmerai JD — la lâcheté élevée en stratégie présidentielle
Crédit: Adobe Stock

Du sceptique à l’architecte désigné

Il faut rappeler l’histoire. JD Vance était, selon de nombreuses sources concordantes, le seul opposant interne à l’entrée en guerre contre l’Iran au printemps 2025. Il avait mis en garde contre une opération militaire coûteuse qui risquait d’enliser les États-Unis dans un nouveau conflit au Moyen-Orient. Ses avertissements n’ont pas été suivis. L’opération a été lancée. Et Trump, face aux conséquences économiques et politiques — inflation, prix du pétrole, soldats tués — a ensuite confié à Vance la mission de nettoyer le gâchis.

C’est Lindsey Graham, pourtant l’un des plus ardents partisans de Trump, qui a déclenché la mécanique en qualifiant publiquement Vance d’« architecte de l’accord » dès que les détails de l’entente ont commencé à fuiter. Cette étiquette a immédiatement circulé dans les cercles républicains. Comme l’a relevé Politico, le sénateur Graham avait également exigé que Vance et son équipe de négociation présentent l’accord final au Congrès — une façon élégante d’associer son nom au document, succès comme échec.

La validation publique par Trump lui-même

Mais la manœuvre est devenue officielle quand Trump lui-même a repris le flambeau à Évian. Selon le Washington Examiner, qui a rapporté les propos de Cornyn, Trump a dit en substance : « Si ça marche, c’est mon succès. Si ça échoue, c’est le deal de JD. » Un opérateur républicain cité par le même journal a résumé la situation avec une lucidité glaçante : « Si ça réussit, il entre en 2028 avec la main haute. Mais si ça échoue — et si l’Iran utilise ce temps pour reconstruire son programme nucléaire — les conséquences politiques tomberont sur lui, pas sur Trump. »

Le stratège républicain Matt Mackowiak, interrogé par la BBC, a été encore plus direct : « Ce n’est pas dans la nature du président de céder la lumière des projecteurs, et il l’a fait ici. Ça ressemble à un choix délibéré. » Délibéré, en effet. Trump a signé le mémorandum à Versailles, dans un dîner fastueux avec Emmanuel Macron — le triomphe lui appartient. Vance, lui, était censé faire la cérémonie de ratification en Suisse avec les Iraniens — l’inconfort lui appartient aussi.


Ce qui me frappe, c’est la mécanique presque mécanique de tout ça. Trump ne cache même plus son jeu. Il l’annonce en conférence de presse, devant les caméras du monde entier. Et personne dans son camp ne réagit vraiment, parce que tout le monde a intériorisé la règle : on ne critique pas le chef, on critique ses lieutenants.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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