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ENQUÊTE : Guerre tarifaire de Trump — qui paie, qui profite, et pourquoi Pékin gagne la mise
Crédit: Adobe Stock

Un camouflet juridique historique

Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a rendu un verdict 6 contre 3 : le président Trump avait excédé son autorité en imposant des tarifs mondiaux via la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale — l’IEEPA. Le chef de la Cour, John Roberts, a écrit sans ambiguïté : « l’IEEPA n’autorise pas le président à imposer des tarifs ». Ce faisant, la Cour a effacé d’un trait les tarifs de « Liberation Day » d’avril 2025, les tarifs réciproques contre des dizaines de nations, et certaines mesures ciblant spécifiquement la Chine, le Canada et le Mexique. Selon Foreign Policy, la décision implique que l’administration Trump avait prélevé illégalement jusqu’à 175 milliards de dollars de taxes sur les contribuables américains au cours des douze mois précédents.

La réponse de Trump a été immédiate et révélatrice de son état d’esprit : le même jour, il a annoncé un nouveau tarif mondial de 10 %, cette fois invoquant la section 122 de la loi commerciale de 1974 — une disposition jamais utilisée auparavant dans l’histoire américaine. Cette section autorise le président à imposer des tarifs jusqu’à 15 % pendant 150 jours pour faire face à un déficit de la balance des paiements, avant d’exiger l’approbation du Congrès. Le lendemain, Trump annonçait une hausse à 15 %. Selon Axios, le Trésor américain sous Scott Bessent a estimé que cette combinaison de mesures permettrait de maintenir les recettes tarifaires « pratiquement inchangées » en 2026.

Une légalité contestée sur tous les fronts

Mais Foreign Policy a publié dès le 26 février 2026 une analyse cinglante : ces nouveaux tarifs sous la section 122 sont, selon les juristes cités, tout aussi illégaux que les précédents. La section 122 n’autorise des tarifs que face à un déséquilibre grave de la balance des paiements ou une dépréciation imminente du dollar — conditions que personne, dans l’administration elle-même, n’a pu définir clairement lors des auditions devant le tribunal du commerce américain en avril 2026. Pendant ce temps, les enquêtes sous la section 301 avancent, préparant un nouveau cadre juridique pour des tarifs plus durables. La section 122 expire le 24 juillet 2026 — et le régime tarifaire de la prochaine phase se construit en coulisses.

Ce ballet juridique n’est pas une anecdote procédurale. Il révèle une vérité fondamentale : la politique tarifaire de Trump est improvisée, instable juridiquement, et génère une incertitude massive pour les entreprises qui doivent planifier leurs chaînes d’approvisionnement sur des horizons de plusieurs années. Ce n’est pas la Chine qui en paye le prix le plus immédiat — ce sont les importateurs américains et, en bout de chaîne, les consommateurs.


Je comprends l’instinct de Trump : la Chine joue depuis vingt ans dans la cour des grands en trichant sur les règles. Il fallait réagir. Mais là où je décroche, c’est quand la stratégie devient aussi chaotique qu’un coup de poing dans le vide — on se fait plus mal soi-même qu’à l’adversaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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