Skip to content
RÉCIT : Les 90 000 départs volontaires — l’exil silencieux des immigrants sous la pression de Trump
Crédit: Adobe Stock

Tom Homan et la stratégie de l’épuisement

Tom Homan, coordinateur aux frontières de la Maison Blanche, a explicitement articulé la stratégie : «Nous savions que si nous déployions des ressources ICE illimitées à l’intérieur des terres et que nous menions ces opérations, cela forcerait ceux qui sont ici illégalement à partir d’eux-mêmes», a-t-il déclaré, selon une analyse du Los Angeles Times publiée le 12 juin 2026. L’objectif n’est pas seulement la déportation physique — c’est la reddition psychologique et économique.

Cette stratégie a été déclinée sur tous les fronts simultanément : interdiction aux immigrants sans statut permanent d’accéder aux petits prêts commerciaux garantis par le gouvernement fédéral, révocation des permis de travail, blocage du traitement des demandes de carte verte, interdiction d’entrée ou de traitement des visas pour les ressortissants de 75 pays, gel des dossiers en attente pour les personnes originaires de 39 pays déjà présentes sur le territoire. C’est une toile d’araignée bureaucratique conçue pour étouffer sans laisser de traces visibles.

David Bier et le «coup de masse» contre le système légal

David Bier, analyste à l’Institut Cato — organisation libertarienne, pas un bastion de la gauche — a résumé la situation avec une précision chirurgicale dans les colonnes du Los Angeles Times : «La priorité est de forcer les gens à quitter le pays ou à ne pas venir, indépendamment du statut légal ou de tout autre critère. Ils prennent un marteau-piqueur contre le système.» Ce témoignage est capital : il vient d’un économiste qui défend habituellement l’immigration comme moteur de croissance économique.

Bier a également précisé que les politiques de visas de Trump affectent la moitié de tous les immigrants légaux arrivant de l’étranger, et que les baisses les plus importantes ont été enregistrées dans les catégories des étudiants internationaux, des travailleurs hautement qualifiés et des réfugiés. Autrement dit, ce n’est pas uniquement l’immigration clandestine qui est ciblée — c’est l’immigration tout court.


Quand un think tank comme le Cato Institute, fondé sur des principes de marché libre, qualifie la politique d’un gouvernement républicain de «coup de masse» contre l’immigration légale, il faut s’arrêter. Ce n’est plus de la fermeté aux frontières — c’est une guerre culturelle contre la diversité americaine elle-même.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu