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TÉMOIGNAGE : 330 000 vies en sursis — l’angoisse des familles haïtiennes de l’Ohio
Crédit: Adobe Stock

Une décision de Kristi Noem que les tribunaux ont qualifiée d’arbitraire et capricieuse

Le 28 novembre 2025, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem a annoncé la fin du statut TPS pour Haïti, avec une date d’expiration fixée au 3 février 2026. Dans un avis publié au Federal Register, Noem a affirmé qu’il n’existait plus de « conditions extraordinaires et temporaires » en Haïti empêchant le retour des ressortissants — une affirmation qui a sidéré les juristes, les ONG et même des élus républicains. Car pendant ce temps, le Département d’État américain maintenait une alerte de niveau 4 — « Ne pas voyager » — pour Haïti et la Syrie, les deux pays dont le TPS était ciblé.

Le 2 février 2026, à la veille de l’expiration, la juge fédérale Ana C. Reyes du tribunal de district de Washington D.C. a bloqué la décision de l’administration dans une opinion de 83 pages. Elle a conclu que la décision de Noem était « arbitraire et capricieuse », qu’elle violait la loi sur les procédures administratives, et — fait remarquable — que les preuves démontraient que la décision de Noem avait été motivée par une hostilité envers les immigrants non blancs. L’administration Trump a immédiatement fait appel.

La Cour suprême saisie en urgence : une procédure exceptionnelle

Le 11 mars 2026, le procureur général des États-Unis John Sauer a saisi la Cour suprême d’une demande d’urgence pour suspendre l’injonction du tribunal de district. Le 16 mars, la Cour suprême a pris une décision rare : elle a accepté d’examiner l’affaire avant même que la cour d’appel fédérale ne se prononce, une procédure dite certiorari before judgment. Les plaidoiries orales ont eu lieu en avril 2026, et une décision est attendue d’ici la fin juin ou au début juillet 2026. L’avenir de 330 000 personnes tient à quelques votes de juges nommés à vie.

Des documents internes du Département de la Sécurité intérieure (DHS), récemment rendus publics, ont révélé que des « membres du personnel de carrière » avaient déconseillé la résiliation du TPS haïtien, et qu’un « fonctionnaire politique » avait passé outre leurs recommandations. Ces révélations ont conduit les avocats des TPS holders à déposer, le 16 juin 2026, une motion demandant à la Cour suprême de rejeter le dossier pour insuffisance de base factuelle — au motif que la découverte de ces preuves remet en cause les arguments de l’administration.


Il y a quelque chose de profondément troublant dans la mécanique institutionnelle ici. Un fonctionnaire politique qui passe outre les recommandations de ses propres experts — des experts qui estiment qu’Haïti n’est pas en état d’accueillir le retour forcé de centaines de milliers de personnes — et personne au sein de l’exécutif ne tire la sonnette d’alarme ? C’est le genre de dysfonctionnement que Trump reproche aux autres, et qu’il a lui-même institutionnalisé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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