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COMMENTAIRE : Le DOJ de Trump transformé en arme contre Newsom — la dérive autoritaire qui menace l’Occident
Crédit: Adobe Stock

L’homme qui incarne le tournant

Tout commence — ou plutôt, tout s’accélère — avec la nomination de Todd Blanche comme procureur général par intérim. Le même Blanche qui fut l’avocat personnel de Donald Trump dans plusieurs de ses affaires pénales. Sa transition du rôle de défenseur d’un accusé à celui de chef du plus puissant appareil judiciaire des États-Unis représente une rupture symbolique et concrète avec toute norme d’indépendance institutionnelle. Le bureau du gouverneur Newsom a été explicite : la pression sur l’enquête s’est intensifiée après l’arrivée de Blanche à la tête du DOJ.

Ce n’est pas un détail anecdotique. Dans n’importe quelle démocratie occidentale digne de ce nom — en France, en Allemagne, au Canada — une telle nomination aurait déclenché une crise constitutionnelle immédiate. Aux États-Unis de 2026, elle est passée presque sans heurts dans le torrent quotidien de l’abnormalité normalisée. Le signal envoyé aux procureurs fédéraux à travers le pays est pourtant limpide : les priorités viennent d’en haut, et en haut, il y a des ennemis à neutraliser.

La rupture avec la tradition d’indépendance du parquet fédéral

Pendant des décennies, une règle non écrite mais scrupuleusement respectée prévalait à Washington : le procureur général, quelle que soit son appartenance politique, devait maintenir une distance de sécurité avec les directives de la Maison-Blanche sur les dossiers sensibles. Cette convention n’était pas inscrite dans la Constitution, mais elle était le fondement invisible de la crédibilité du DOJ aux yeux des juges, des avocats de la défense et du monde entier.

Blanche a brisé cette convention — non pas subrepticement, mais ouvertement. Sa trajectoire personnelle — avocat de Trump, puis chef du DOJ — est le symbole même de cette rupture. La conséquence pratique est concrète : des procureurs de terrain reçoivent désormais des signaux sur les priorités politiques du moment. L’atmosphère institutionnelle a changé. Certains ont choisi de démissionner. D’autres se sont adaptés. Peu ont résisté publiquement.


Ce qui me dérange profondément, c’est que Blanche ne cache même pas le conflit d’intérêts. Il l’assume. Et cette arrogance — cette certitude que les règles ne s’appliquent plus — est peut-être le symptôme le plus inquiétant de tous. On ne dissimule plus. On gouverne à visage découvert dans l’impunité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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