Skip to content
Commentaire : Wicker, Graham, Cruz — la fronde des faucons républicains contre l’accord iranien
Crédit: Adobe Stock

Des jours de silence pesant avant l’explosion publique

Pendant plusieurs jours après l’annonce de l’accord, Roger Wicker avait entretenu le suspense en répondant aux journalistes qu’il « retenait ses commentaires ». Le président de la commission des forces armées du Sénat, un Mississippien de 74 ans reconnu comme l’une des voix les plus respectées sur les questions de défense nationale, pesait visiblement ses mots. Quand il a finalement brisé ce silence le 18 juin, le coup a fait l’effet d’une détonation sur Capitol Hill. Dans un communiqué officiel, Wicker a déclaré que le mémorandum « negotiates away the victories of Operation Epic Fury in ways that are completely out of step with the president’s goals ».

C’est une déclaration d’une gravité politique considérable. Wicker ne critique pas un président adverse : il critique son propre camp sur le terrain qu’il contrôle institutionnellement, celui de la sécurité nationale et de la puissance militaire. Avec la présidence de la commission des forces armées, il dispose d’une autorité considérable sur les budgets de défense, les nominations et les traités militaires. Son opposition n’est pas une figure de style — c’est un signal adressé à toute la communauté de la défense américaine.

Les 300 milliards : la ligne rouge franchie

Au-delà du symbolisme, Wicker s’est attaqué au sixième point du mémorandum avec une précision chirurgicale. Ce point prévoit que les États-Unis et leurs partenaires régionaux s’engagent à développer un plan de reconstruction économique de l’Iran d’au moins 300 milliards de dollars. Wicker a été explicite : même si cet argent ne provient pas des contribuables américains, ce montant « would make Iran’s payoff under President Obama’s 2015 deal look like a pittance by comparison ». L’image est puissante : le deal Obama, décrié pendant une décennie par les républicains, deviendrait une aumône comparée à ce que Trump vient d’accorder.

Wicker a ajouté qu’il s’oppose à tout allègement des sanctions ou dégel de fonds iraniens « in exchange for Iran’s mere agreement to negotiate for another 60 days ». Il a conclu avec une phrase lapidaire sur la nature du régime : « The Iranian regime has not renounced its ultimate goal — ‘Death to America, Death to Israel.’ The regime will invest every penny it receives to further that aim. » Ce constat n’est pas un discours de campagne. C’est un avertissement fondé sur des décennies d’analyse des comportements du régime des mollahs.


Wicker a raison sur ce point précis, et je pense qu’il faut l’entendre. Le régime iranien n’a pas changé sa doctrine fondamentale. Lui accorder 300 milliards de dollars en échange de soixante jours de négociations est objectivement un pari énorme sur la bonne foi d’un régime qui n’a jamais hésité à financer le Hezbollah, les Houthis et les milices irakiennes. C’est la géopolitique de l’espoir — et l’espoir, en diplomatie, est rarement une stratégie robuste.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu