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FACT-CHECK : « Tous les documents Epstein ont été publiés » — Ce que dit vraiment le DOJ face aux preuves
Crédit: Adobe Stock

Trump promet tout, le DOJ livre la moitié

Lors de sa campagne pour un second mandat, Donald Trump avait explicitement promis de divulguer tous les fichiers Epstein. L’attente de sa base était immense. Mais dès février 2025, la première fissure apparaît : Pam Bondi déclare publiquement sur Fox News avoir « la liste des clients d’Epstein sur son bureau, prête à être examinée ». Cette affirmation, répétée comme une promesse, va se transformer en désaveu spectaculaire. Le 7 juillet 2025, le DOJ et le FBI publient un mémo conjoint non signé concluant que la liste de clients n’a jamais existé, et qu’aucune publication supplémentaire n’était justifiée.

Le problème est fondamental : ce mémo a été émis alors que le DOJ n’avait pas encore identifié ni collecté l’essentiel des documents qu’il allait plus tard reconnaître comme pertinents. Bondi a elle-même confirmé cette réalité devant le Congrès : elle « ne croyait pas » que le DOJ était au courant de l’existence des millions de pages qui seraient ultérieurement publiées. En d’autres termes, l’administration a déclaré l’affaire classée avant d’avoir lu le dossier. Ce n’est pas de la transparence — c’est de la précipitation institutionnelle au service d’un agenda politique.

Le mémo de juillet 2025 : une conclusion avant l’enquête

L’organisation de surveillance indépendante American Oversight a documenté en détail ce paradoxe : le DOJ a déclaré en juillet 2025 n’avoir trouvé aucun élément permettant d’ouvrir une enquête sur des tiers non inculpés, alors qu’il n’avait pas encore identifié les millions de pages qu’il devrait ensuite publier sous l’Epstein Files Transparency Act. Bondi a admis devant le Congrès que le DOJ « ne savait pas qu’il y avait 3 millions de pages supplémentaires » au moment de rédiger ce mémo. Cette admission est explosive : elle signifie que la décision de clore formellement l’affaire a précédé la revue substantielle du dossier.

Des semaines plus tard, le DOJ a lancé une opération de révision d’urgence mobilisant plus de 500 avocats et réviseurs pendant les fêtes de fin d’année 2025 pour traiter ce matériau qu’il prétendait ne pas savoir qu’il possédait. Cette séquence — fermeture administrative, puis découverte massive, puis publication forcée par la loi — constitue l’une des séquences institutionnelles les plus troublantes de cette affaire.


Je veux être direct : ce point précis me semble le plus grave de toute cette affaire. Annoncer que rien d’incriminant n’existe, quand vous n’avez pas encore lu les 6 millions de pages que vous possédez, c’est soit une incompétence colossale, soit un mensonge délibéré. Dans les deux cas, c’est une atteinte à la confiance publique qui mérite d’être nommée clairement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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