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LETTRE OUVERTE : DOGE détruit l’aide aux étudiants — 1 700 milliards $ de prêts en danger
Crédit: Adobe Stock

Une doctrine de l’efficacité qui ignore les conséquences humaines

La doctrine DOGE repose sur une prémisse séduisante : l’État américain est obèse, inefficace, gaspilleur. Il faut donc couper dans les effectifs, fermer des contrats, rationaliser. Mais cette logique oublie une chose essentielle — certaines fonctions étatiques ne sont pas substituables par un algorithme ou par une application mobile.

Le Federal Student Aid traite chaque année des millions de demandes complexes, des situations individuelles qui requièrent jugement, expertise et suivi humain. Réduire les effectifs de 40 % dans cette agence, ce n’est pas supprimer de la bureaucratie inutile — c’est sabrer dans la capacité opérationnelle d’un système dont dépendent 43 millions d’emprunteurs américains.

L’IRS : un miroir trompeur

L’administration cite volontiers le cas de l’IRS pour légitimer sa politique. L’Internal Revenue Service a, lui aussi, vu ses effectifs fondre de 40 % sous l’impulsion de DOGE — et l’administration se félicite d’une saison fiscale « largement réussie ». Mais cette comparaison est trompeuse.

La collecte de l’impôt est un processus majoritairement automatisé, traçable, standardisé. La gestion des prêts étudiants, avec ses plans de remboursement contingents au revenu, ses programmes de pardon, ses situations d’urgence et ses appels, est infiniment plus complexe. Comparer les deux agences, c’est confondre une chaîne de montage et un hôpital.


L’IRS « largement réussi » est un argument de communication, pas une preuve de méthode. Attendre que le système FSA s’effondre pour mesurer les dégâts, c’est gouverner à l’aveugle. Je ne suis pas idéologue : je suis simplement inquiet de ce que je vois.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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