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PORTRAIT : Kim Jong-un, ingénieur de la destruction — RPDC teste l’artillerie du futur
Crédit: Adobe Stock

Le lanceur multiple qui couvre tout le territoire sud-coréen

Le système le plus redoutable testé est le lance-roquettes multiple 240mm à 24 tubes. Selon les données rapportées par Chosun Biz et Yonhap, ce système est désormais entièrement automatisé avec un guidage de précision autonome, et sa portée atteint 90 km. Cette portée n’est pas un chiffre abstrait — elle signifie que depuis des positions nord-coréennes au-delà de la portée de l’artillerie sud-coréenne, ce système peut frapper n’importe quel point du territoire de la République de Corée.

Séoul, qui se trouve à moins de 50 km de la zone démilitarisée, est à portée directe de ce système. La capitale de 10 millions de personnes est exposée à une artillerie automatisée capable de saturer une zone avec une précision améliorée. C’est la menace conventionnelle la plus immédiate que la Corée du Nord fait peser sur son voisin du Sud — avant même de considérer le nucléaire.

L’automatisation comme révolution tactique

L’aspect le plus significatif de ce développement n’est pas la portée — c’est l’automatisation. Un système de lance-roquettes guidé de manière autonome réduit considérablement le besoin en personnel qualifié pour opérer efficacement. Il permet des cadences de tir plus rapides, des corrections de trajectoire en temps réel, et une réduction des erreurs humaines. Pour une armée nord-coréenne qui souffre de lacunes dans la formation de ses soldats due à des ressources limitées, l’automatisation est une façon de maximiser l’efficacité avec des ressources humaines de qualité variable.

KCNA précise que ces systèmes visent « les changements dans la posture de tir de la frontière sud » — une formulation diplomatiquement vague qui signifie clairement : ces armes sont conçues pour frapper la Corée du Sud. L’automatisation de cette menace est un saut qualitatif que les planificateurs de défense sud-coréens et américains doivent intégrer dans leurs calculs.


Un lance-roquettes entièrement automatisé à 90 km de portée, capable de frapper Séoul — j’essaie d’imaginer ce que cela représente pour les 25 millions de personnes qui vivent dans la région métropolitaine de la capitale sud-coréenne. La menace n’est pas théorique. Elle est mesurable en kilomètres et en secondes de temps de vol. Vivre sous cette épée de Damoclès depuis des décennies forge une psychologie collective particulière — une résilience forcée que les observateurs extérieurs comprennent rarement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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