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DÉCRYPTAGE : L’AIEA veut inspecter l’Iran — Téhéran dit pas encore
Crédit: Adobe Stock

Les 14 points décryptés

Le mémorandum de juin 2026 est un document préliminaire, pas un accord final. Sa nature de texte-cadre explique une grande partie de l’ambiguïté qui l’entoure. Le MOU engage les deux parties à poursuivre des négociations vers un accord final dans les 60 jours. Pendant cette période, l’Iran maintient le « statu quo de son programme nucléaire » — une formulation qui a été critiquée par des experts du désarmement parce qu’elle ne définit pas précisément ce que ce statu quo signifie après un an sans inspection.

Le point 8 sur la supervision de l’AIEA est le plus disputé. Mais d’autres clauses posent également des problèmes : la promesse américaine de lever « toutes » les sanctions iraniano-américaines est interprétée par Téhéran comme incluant les sanctions secondaires qui touchent des entreprises tierces — une interprétation que Washington conteste. Le point sur le Détroit d’Ormuz — fermé quasi-totalement depuis le début de la guerre de février 2026 — prévoit une réouverture partielle pour les navires commerciaux pour 60 jours, après quoi des discussions avec Oman et les États du Golfe doivent définir un régime permanent. Cette réouverture est critique pour l’économie mondiale, mais les détails pratiques ne sont pas réglés. Le MOU est une déclaration d’intentions, pas un accord opérationnel.

Ce que « supervision de l’AIEA » signifie réellement

Dans le jargon du droit nucléaire international, la supervision de l’AIEA implique des activités précises et codifiées. Les inspecteurs de l’agence doivent pouvoir se rendre physiquement sur les sites, mesurer et échantillonner les matières nucléaires, placer et vérifier des scellés, et opérer des caméras de surveillance en continu. Ces activités sont définies par l’Accord de garanties que l’Iran a signé en tant que membre du Traité de non-prolifération (TNP).

Mais il y a un problème majeur : les sites nucléaires clés d’Iran — Natanz, Fordow, Isfahan — ont été bombardés en juin 2025. Certains ont subi des dommages structurels significatifs. L’Iran affirme que l’accès à ces sites n’est pas possible pour des raisons de sécurité et de souveraineté (présence d’engins non explosés, structures fragiles). L’AIEA veut vérifier elle-même l’état des sites — mais ne peut pas le faire sans accès. Et l’Iran conditionne cet accès à la levée des sanctions. C’est un cercle vicieux diplomatique classique. La supervision de l’AIEA ne peut pas précéder une décision politique iranienne de l’autoriser. Et cette décision n’est pas encore prise.


La demande iranienne que les sanctions soient levées avant les inspections n’est pas sans logique — les sanctions sont dommageables, et l’Iran a une expérience historique de concessions qui n’ont pas été récompensées par des allégements de sanctions. Mais du point de vue de la non-prolifération, conditionner la vérification nucléaire à des concessions économiques préalables est inacceptable. On ne peut pas vérifier l’absence d’armes nucléaires à crédit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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