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DÉCRYPTAGE : Qui parle pour l’Europe ? La ligne rouge de Zelensky
Crédit: Adobe Stock

France, Italie et la tentation du pragmatisme

L’Union européenne présente une face unifiée en public sur le soutien à l’Ukraine — mais en coulisses, les divisions sont réelles et profondes. La France et l’Italie s’opposaient en juin 2026 à une mesure d’interdiction d’entrée dans l’UE pour les anciens soldats russes ayant combattu en Ukraine, selon United24 Media. Cette position — moins hostile à l’égard des anciens combattants russes — reflète une volonté de maintenir des canaux de dialogue avec Moscou que d’autres pays, notamment les États baltes et la Pologne, jugent prématurée et dangereuse.

Ce clivage entre «pragmatiques» (France, Italie, parfois Allemagne) et «faucons» (Pologne, États baltes) sur la question russe traverse l’UE depuis des années. Il s’est accentué depuis le début de l’invasion à grande échelle. Les «pragmatiques» craignent une escalade incontrôlable et veulent garder ouverts des canaux avec Moscou. Les «faucons» estiment que tout dialogue sans prérequis de bonne foi encourage l’agresseur à continuer.

Le format E3 : une cohérence en construction

Le 7 juin 2026, lors d’une rencontre à Londres, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont produit conjointement cinq conditions pour une paix en Ukraine — la première fois que les trois grandes puissances européennes se mettent d’accord par écrit sur les termes d’une résolution possible du conflit. Ce document de format E3 («Europe 3») représente une avancée vers la cohérence diplomatique européenne que réclame Zelensky depuis longtemps.

Cependant, ce format informel de trois pays ne représente pas les 27 membres de l’UE. La Pologne, dont le premier ministre Tusk est l’une des voix les plus fermes sur la question ukrainienne, n’est pas dans ce format. Les pays baltes non plus. Un représentant unique de l’UE qui émergerait de discussions dominées par le format E3 pourrait ne pas refléter la ligne la plus ferme sur les droits ukrainiens — d’où la préoccupation légitime de Kyiv.


Le format E3 est un progrès — il est mieux que le néant diplomatique qui précédait. Mais il laisse de côté ceux qui ont le plus à perdre d’une mauvaise paix : la Pologne, les États baltes, l’Ukraine elle-même. Une diplomatie européenne crédible sur l’Ukraine doit inclure les voix les plus proches de la menace.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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