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ÉDITORIAL : Zelensky tend la main, Poutine doit faire le premier pas vers la paix
Crédit: Adobe Stock

Le cadre de Zelensky : une ligne de contact, des garanties, l’Europe à table

La position de Zelensky sur la paix est cohérente depuis des mois. Elle se structure autour de plusieurs principes non négociables. D’abord, le cessez-le-feu sur la ligne de contact actuelle — pas de retrait ukrainien des territoires encore tenus. Ensuite, des garanties de sécurité juridiquement contraignantes pour empêcher une nouvelle invasion — ce que les cinq conditions de la déclaration commune Zelensky-E3 du 7 juin 2026 formulaient ainsi : « des garanties robustes et juridiquement contraignantes ». Enfin, l’Europe doit être à la table des négociations, pas seulement les États-Unis.

Ces conditions ne sont pas déraisonnables. Elles demandent à la Russie d’admettre qu’elle ne peut pas forcer l’Ukraine à une capitulation totale. C’est une réalité militaire que les chiffres confirment : après quatre ans de guerre, Moscou contrôle approximativement un cinquième du territoire ukrainien mais n’a jamais pu prendre Kyiv, Kharkiv, Odessa, Dnipro ou Zaporizhzhia-ville. L’offensive d’été 2026, censée être décisive, a échoué selon des analyses multiples. La réalité militaire soutient les conditions de Zelensky, pas celles de Poutine.

Ce que Zelensky ne demande pas

Il est important de clarifier ce que Zelensky ne demande pas dans ce contexte diplomatique. Il ne demande pas la récupération immédiate de la Crimée comme condition préalable au cessez-le-feu. Il ne demande pas le retrait russe de tous les territoires occupés avant de parler. Il ne demande pas la dissolution de l’armée russe ni des réparations immédiates. Il demande un cessez-le-feu d’abord, des négociations ensuite, et une paix qui ne soit pas la préfiguration de la prochaine guerre.

Cette modération pragmatique de la position ukrainienne est souvent mal comprise en Occident, où certains commentateurs présentent Zelensky comme inflexible. La réalité est plus complexe : le président ukrainien a évolué au fil des réalités du champ de bataille et des pressions diplomatiques. Il a proposé des formats de négociation multiples, des médiateurs divers, des lieux neutres variés. Ce qui n’a pas changé, c’est l’exigence minimale qu’une paix ne transforme pas l’Ukraine en proie facile pour une prochaine agression russe.


J’aimerais que certains commentateurs occidentaux qui réclament une « flexibilité » de Zelensky s’expliquent : quelle flexibilité exactement ? Céder des territoires supplémentaires à un agresseur récompenserait l’agression. Renoncer à des garanties de sécurité exposerait l’Ukraine à une troisième invasion. Exclure l’Europe des négociations violerait la logique même de la sécurité collective. Ce que certains appellent « flexibilité », c’est en réalité demander à Zelensky de signer sa propre capitulation. Non.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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