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REPORTAGE : Kherson dans le noir : la guerre énergétique frappe les civils occupés
Crédit: Adobe Stock

La spécificité de la zone de Kherson occupée

La région de Kherson occupée a une géographie particulière qui en fait un cas unique dans cette guerre. Coincée entre la rive gauche du Dniepr et la Crimée, cette zone est à la fois militairement exposée — les forces ukrainiennes tirent depuis l’autre rive — et logistiquement isolée, car les ponts ont été détruits et les voies d’approvisionnement sont constamment sous pression. Les infrastructures énergétiques, déjà en mauvais état avant la guerre, ont été systématiquement frappées par les deux camps au fil des combats.

La région comptait avant la guerre une centrale nucléaire à Enerhodar, la centrale nucléaire de Zaporizhzhia — la plus grande d’Europe — qui se trouve en territoire occupé mais demeure sous surveillance internationale intense. Les six réacteurs sont à l’arrêt depuis 2022, privant la région d’une source d’énergie considérable. Autour de la centrale, des milliers de travailleurs et leurs familles sont coincés dans ce qui est devenu une zone grise entre occupation militaire et nécessité industrielle.

Les attaques ukrainiennes sur la Crimée et leurs effets en cascade

Les attaques de drones ukrainiens sur la Crimée au cours des semaines précédant le 26 juin 2026 ont eu des effets en cascade sur tout le système énergétique régional. En frappant des dépôts de carburant, des installations portuaires et des infrastructures militaires, les drones ukrainiens ont indirectement fragilisé l’approvisionnement électrique de zones civiles dépendantes des mêmes réseaux. Le 25 juin 2026, un drone ukrainien a tué une personne en Crimée, près du passage vers la partie de Kherson tenue par les Russes.

À Sébastopol, la restriction électrique pour « éviter la surcharge » traduit en réalité une capacité de production et de distribution gravement entamée par des mois d’attaques ukrainiennes. La flotte russe de la mer Noire, decimée depuis 2022, a été contrainte de replier la majeure partie de ses navires restants vers Novorossiysk — signe que même la base navale principale n’est plus sûre, avec des effets directs sur les priorités énergétiques militaires qui empiètent sur le civil.


La guerre contre les infrastructures énergétiques est à double tranchant. L’Ukraine frappe les installations énergétiques russes pour réduire la capacité militaire de Moscou — c’est une logique militaire défendable. Mais les civils ukrainiens sous occupation paient aussi le prix de cette stratégie. Ce n’est pas une critique de Kyiv — c’est la réalité brutale de ce que signifie libérer des territoires occupés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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