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ANALYSE : Big Beautiful Bill — un an après, l’Amérique compte les dégâts de la loi Trump
Crédit: Adobe Stock

Les réductions de 2017 rendues permanentes

Le cœur fiscal du Big Beautiful Bill est la pérennisation des réductions d’impôts adoptées en 2017 sous le Tax Cuts and Jobs Act. Ces coupes, qui devaient expirer en 2025, bénéficiaient principalement aux entreprises (taux d’imposition réduit de 35 % à 21 %) et aux ménages à hauts revenus (réduction des tranches supérieures). En les rendant permanentes, la loi de 2025 garantit un avantage fiscal structurel aux acteurs économiques les plus puissants pour les décennies à venir.

S’y ajoutent deux nouvelles mesures populistes : l’élimination des impôts sur les pourboires et des impôts sur les heures supplémentaires. Ces mesures, présentées comme des cadeaux aux travailleurs de première ligne — serveurs, livreurs, soignants — sont réelles dans leurs effets immédiats. Mais les économistes s’accordent pour noter qu’elles créent aussi des distorsions dans le marché du travail et des opportunités d’évasion fiscale pour les emplois qui peuvent être requalifiés en structures à pourboires.

Qui gagne vraiment ?

Selon les analyses du Tax Policy Center et du Committee for a Responsible Federal Budget, les 20 % de ménages les plus riches captent environ 65 % des bénéfices fiscaux de la loi. Les 40 % les plus modestes voient des gains marginaux ou nuls. Cette répartition n’est pas accidentelle : elle reflète la structure des réductions de 2017, dont les bénéficiaires primaires étaient les détenteurs de capital et les grandes entreprises.

Un an après, les premières données fiscales pour l’exercice 2025 confirment cette tendance. Les recettes fiscales fédérales en proportion du PIB ont reculé, les remboursements d’impôts aux ménages aisés ont augmenté, et les inégalités de patrimoine — déjà record avant la loi — ont continué à se creuser. Le rêve américain, dans sa version 2026, se décline de plus en plus en dollars et en actifs financiers, pas en salaires.


Rendre permanent un avantage fiscal pour ceux qui ont déjà tout, au moment même où on coupe l’assurance maladie de ceux qui ont peu — c’est un choix politique, pas une nécessité économique. Et c’est un choix qui nous dit quelque chose de très profond sur ce que l’Amérique de Trump considère comme une priorité nationale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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