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ANALYSE : L’accord américano-iranien du 17 juin vole en éclats dans le détroit d’Ormuz
Crédit: Adobe Stock

CENTCOM frappe quatre sites en Iran

Le vendredi 26 juin 2026 en fin d’après-midi, heure de Washington, le US Central Command (CENTCOM) a annoncé avoir conduit des frappes contre l’Iran en «réponse puissante à l’attaque d’hier sur un navire commercial transitant par le détroit d’Ormuz». Six aéronefs américains ont frappé quatre cibles le long de la côte iranienne bordant le détroit d’Ormuz et sur l’île de Qeshm. Les sites visés étaient des dépôts de missiles et de drones ainsi que des installations radar côtières. L’opération a duré environ 90 minutes après l’annonce sur les réseaux sociaux par CENTCOM. Un responsable américain, sous couvert d’anonymat, a précisé à l’Associated Press que les frappes avaient été conçues pour être «assez larges pour envoyer un message fort» sur la liberté de navigation, mais «assez limitées pour éviter une reprise du conflit».

La déclaration officielle de CENTCOM était limpide : «L’agression non fondée contre la navigation commerciale par les forces iraniennes a clairement violé le cessez-le-feu. De plus, le comportement dangereux de l’Iran a compromis la liberté de navigation alors que le commerce afflue de plus en plus à travers cette voie commerciale internationale vitale. Les forces américaines restent présentes et vigilantes pour garantir le respect de tous les aspects de l’accord avec l’Iran.» Trump avait prévenu les journalistes quelques heures plus tôt : «Vous le saurez», quand on lui avait demandé si les États-Unis riposteraient. Le président n’avait aucune intention de laisser passer sans réponse une attaque sur un corridor commercial dont il s’était personnellement attribué la réouverture.

Vance et Rubio : «la violence sera répondue par la violence»

Le vice-président JD Vance a été encore plus direct sur les réseaux sociaux : «L’Iran a signé un accord de cessez-le-feu. Nous l’avons respecté. S’ils ont des désaccords sur la façon dont le MOU est appliqué, ils peuvent décrocher le téléphone. Mais la violence sera répondue par la violence.» Rubio, en visite à Bahreïn au moment de l’attaque, avait averti avant même les frappes : «Si la rhétorique est soutenue par des navires effectivement menacés et des navires qui ne circulent pas, c’est une violation de l’accord et nous allons avoir un problème.» Les navires ne circulaient plus. Les États-Unis ont eu le problème. Et ils ont répondu selon la logique annoncée.

Les frappes du 26 juin représentent les premières frappes américaines sur des cibles iraniennes depuis la signature du mémorandum du 17 juin. Elles s’inscrivent dans une série d’actions militaires américaines menées «plusieurs fois au cours des dernières semaines» contre des cibles similaires, selon Politico, chacune caractérisée par Washington comme «défensive» par nature. La différence cette fois : il y avait un accord de paix signé. Cet accord vient de subir son premier test majeur — et il a craqué.


Trump a une doctrine simple : frapper fort, frapper vite, frapper de manière proportionnée pour ne pas relancer la guerre. Ce calcul peut fonctionner. Il peut aussi déclencher une spirale que personne ne contrôle. À l’heure où j’écris ces lignes, la différence entre les deux tient à la décision d’un général iranien dans une base côtière.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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