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TÉMOIGNAGE : L’Axe du désordre frappé — les sanctions américaines contre l’Iran, la Chine et le Belarus
Crédit: Adobe Stock

Un usage qui a atteint des records en 2026

L’utilisation des drones iraniens Shahed par la Russie en Ukraine a atteint des niveaux records en 2026. Ces engins, aussi appelés « drones kamikazes » ou « munitions rôdeuses », sont utilisés en essaims pour saturer les défenses antiaériennes ukrainiennes et frapper des cibles civiles et d’infrastructure. Leur coût de production relativement faible — estimé entre 20 000 et 50 000 dollars l’unité — et leur production en grande série en fait une arme économiquement accessible pour une guerre d’usure.

Les données disponibles, notamment celles de l’organisation OSINT Oryx et des rapports de l’état-major ukrainien, montrent que les frappes de drones Shahed ont ciblé principalement les systèmes d’énergie (centrales électriques, transformateurs, réseaux de distribution), les infrastructures de transport et les concentrations urbaines. L’effet cumulatif sur l’infrastructure civile ukrainienne est dévastateur. Ce sont des millions de personnes privées d’électricité, de chauffage, d’eau potable pendant des périodes prolongées.

La Russie produit ses propres Shahed

Un développement crucial de 2025-2026 est que la Russie a commencé à produire ses propres versions du drone Shahed, nommées Geran-2, sur son propre territoire. Cette capacité industrielle, développée avec le transfert de technologie iranien et les composants fournis par des réseaux d’approvisionnement mondiaux, réduit la dépendance directe de Moscou envers les livraisons iraniennes. Elle représente aussi une menace à long terme : même si les livraisons directes depuis l’Iran étaient complètement stoppées, la Russie conserverait une capacité de production croissante.

C’est pourquoi les sanctions contre les entités qui fournissent des composants aux CGRI — qui permettent ensuite à l’Iran de produire des Shahed et à la Russie de produire des Geran-2 — sont une approche indirecte mais potentiellement plus efficace. Frapper les composants à la source, c’est assécher le pipeline technologique avant même qu’il n’atteigne les lignes d’assemblage.


La capacité russe à produire ses propres Shahed sur son territoire est l’un des développements militaro-industriels les plus préoccupants de cette guerre. Elle signifie que même une rupture totale des livraisons iraniennes ne suffirait plus à stopper la pluie de drones sur les villes ukrainiennes. L’Occident a besoin de cibler les composants beaucoup plus tôt dans la chaîne — et c’est exactement ce que ces sanctions tentent de faire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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