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PORTRAIT : Le DC Circuit autorise les déportations express dans tout le pays — un tournant judiciaire
Crédit: Adobe Stock

L’origine : une politique restaurée par décret

En janvier 2025, l’administration Trump avait émis des instructions étendant l’expulsion accélérée à l’ensemble du pays, reprenant une position déjà tentée en 2019 lors du premier mandat. La juge fédérale Jia Cobb, nommée par le président Biden dans le district du Michigan, avait bloqué cette extension en août 2025, estimant qu’elle dépassait les pouvoirs statutaires de l’exécutif et violait les droits au due process. Sa décision avait temporairement protégé des milliers de migrants de l’expulsion sommaire.

Le panel du DC Circuit et son raisonnement

La majorité du panel du DC Circuit a estimé que la loi sur l’immigration — l’INA (Immigration and Nationality Act) — confère expressément au Secrétaire à la Sécurité intérieure le pouvoir discrétionnaire d’élargir le champ d’application de l’expulsion accélérée. Les juges majoritaires ont conclu que la juge Cobb avait erré en imposant sa propre interprétation restrictive d’un texte législatif qui, selon eux, donne clairement cet outil à l’exécutif. La dissidence, elle, a soutenu que le due process constitutionnel impose des limites que le Congrès ne peut pas effacer par simple délégation.


La dissidence dans cette affaire soulève une question que la majorité balaie trop vite : est-ce que le Congrès peut déléguer à l’exécutif le pouvoir de contourner des garanties constitutionnelles ? La réponse théorique est non. Mais dans la pratique, les cours d’appel penchent de plus en plus vers la déférence à l’exécutif — et c’est ce glissement-là qui m’inquiète.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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