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COMMENTAIRE : L’ACEUM en suspens — Trump laisse le plus grand accord commercial d’Amérique dans le vide
Crédit: Adobe Stock

Canada et Mexique : unanimes pour 16 ans

La position du Canada et du Mexique lors de la réunion du 1er juillet 2026 était commune et ferme : renouveler l’ACEUM pour une nouvelle période de 16 ans, soit jusqu’en 2042. Les deux pays avancent l’argument de la certitude économique pour les entreprises qui investissent dans des chaînes d’approvisionnement intégrées. Un accord stable sur seize ans permet des investissements à long terme que ni le Canada ni le Mexique ne peuvent se permettre de perdre dans le contexte économique mondial actuel.

Le premier ministre canadien et le président mexicain ont tous deux signalé, dans leurs communications publiques précédant la réunion, qu’ils étaient disposés à négocier des ajustements au texte existant — notamment sur les règles d’origine dans l’automobile et les dispositions agricoles — mais dans le cadre d’un renouvellement global. Ils n’accepteraient pas un démantèlement par défaut dû à une non-décision américaine.

Washington : le silence comme outil de pression

Du côté américain, le silence a été soigneusement orchestré. Trump et son représentant commercial Jamieson Greer n’ont pas confirmé la position de Washington avant ou pendant la réunion du 1er juillet. Ce silence n’est pas de l’indécision — c’est une tactique de négociation classique de l’administration Trump : maintenir l’incertitude maximale pour extraire des concessions sans avoir à formuler des demandes précises.

La déclaration de Trump qu’il n’est pas un «grand fan» de l’accord s’inscrit dans ce schéma. Elle n’engage à rien de concret, mais elle envoie un signal à Ottawa et à Mexico City : si vous voulez cet accord, vous devrez payer un prix. Ce prix n’est pas encore déterminé. C’est précisément là toute la malveillance stratégique de la manœuvre.


L’utilisation du silence comme arme de négociation commerciale n’est pas neuve — les négociateurs chevronnés savent très bien que ne pas dire non crée parfois plus de pression que dire non. Mais appliqué à un accord qui régit des billions d’échanges et des millions d’emplois, ce jeu du poker commercial a des conséquences humaines réelles que les stratèges de la Maison-Blanche semblent calculer froidement. Trop froidement, à mon goût.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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