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REPORTAGE : SCOTUS renverse 90 ans de jurisprudence et donne à Trump le pouvoir de limoger
Crédit: Adobe Stock

Le renvoi qui a déclenché la bataille judiciaire

En mars 2025, Donald Trump a congédié Rebecca Slaughter, commissaire démocrate de la FTC, ainsi que Alvaro Bedoya, un autre commissaire de la même agence. Ces licenciements brusques avaient immédiatement fait l’objet de contestations judiciaires, les deux commissaires arguant que la loi créant la FTC imposait des motifs valables — faute, incapacité ou négligence — pour les destituer.

Slaughter avait refusé de quitter son poste, continuant à se rendre au bureau et à se présenter comme membre en exercice de la commission. Elle devenait ainsi l’incarnation d’un bras de fer constitutionnel inédit entre l’exécutif et les agences indépendantes, un combat qui remontait jusqu’à la plus haute cour du pays.

La logique de la majorité conservatrice

La majorité des six juges conservateurs a statué que les clauses légales qui protégeaient les commissaires d’agences contre les licenciements arbitraires violaient le principe de la séparation des pouvoirs tel qu’ils l’interprètent : le pouvoir exécutif appartient entièrement au président, et toute limitation de sa capacité à contrôler ses subordonnés est inconstitutionnelle. Cette lecture dite de l’Exécutif unitaire est une doctrine conservatrice ancienne, mais jamais appliquée avec une telle brutalité.

Les trois juges dissidents — Sonia Sotomayor, Elena Kagan et Ketanji Brown Jackson — ont dénoncé une décision qui transforme le président en monarque de facto des agences fédérales, capables de museler tout contrôle réglementaire indépendant par simple caprice politique. Leur dissidence, virulente, restera dans les annales comme un avertissement solennel.


Rebecca Slaughter n’est pas qu’un nom dans un dossier juridique. C’est une femme qui a fait son travail, qui a refusé de partir, qui a combattu jusqu’au bout. Que la cour lui donne tort sur le fond ne change pas ce qu’elle représente : la résistance institutionnelle face à la concentration du pouvoir. On peut respecter ça, même en désaccord sur la doctrine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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