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LETTRE OUVERTE : Monde, ne détourne pas les yeux d’El-Obeid comme tu l’as fait d’El-Fasher
Crédit: Adobe Stock

Dix-huit mois de siège avant l’effondrement

La ville d’El-Fasher, dans le Darfour, est devenue synonyme d’atrocités de masse après avoir subi un siège de dix-huit mois imposé par les forces du RSF, un blocus qui a progressivement affamé et isolé une population civile prise au piège entre deux factions armées sans considération pour la vie humaine.

Lorsque la ville est finalement tombée à la fin du mois d’octobre 2025, les combattants du RSF ont tué environ 6 000 personnes en l’espace de trois jours à peine, une vitesse d’exécution qui témoigne d’une intention systématique plutôt que d’un simple débordement de violence de guerre.

Des estimations qui varient mais qui restent accablantes

Les estimations du bilan humain de l’ensemble de la guerre civile soudanaise varient considérablement, allant de 40 000 à 250 000 morts selon les sources, un écart qui illustre à quel point il demeure difficile d’obtenir des chiffres fiables dans un pays où les combats se poursuivent sans relâche depuis avril 2023.

Ce qui demeure incontestable, en revanche, c’est que plus de 14 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du Soudan et dans les pays voisins selon les Nations unies, faisant de cette guerre la plus vaste crise humanitaire et de déplacement au monde à l’heure actuelle.


Ces chiffres, aussi énormes soient-ils, finissent par perdre leur sens à force d’être répétés dans des rapports que personne ne lit vraiment, et c’est précisément ce que je refuse de laisser se produire avec El-Obeid.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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