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REPORTAGE : Neuf gouverneurs démocrates sonnent la charge contre le plan postal de Trump
Crédit: Adobe Stock

Ce que le texte ordonne concrètement

Le décret présidentiel, numéroté Executive Order 14399, mobilise deux agences fédérales pour bâtir l’architecture d’un contrôle électoral inédit. D’un côté, le U.S. Citizenship and Immigration Services et la Social Security Administration reçoivent l’ordre de compiler, pour chaque État, une « liste de citoyenneté » — une base de données croisant plusieurs registres fédéraux pour identifier qui, en théorie, a le droit de voter.

De l’autre côté, le Service postal reçoit une directive bien plus lourde de conséquences: ne livrer les bulletins de vote par correspondance qu’aux personnes figurant sur ces listes. Concrètement, cela signifie qu’un facteur fédéral deviendrait l’arbitre final de qui peut exercer son droit de vote par la poste — une fonction qu’aucune loi n’a jamais confiée à cette agence.

Une inversion des rôles constitutionnels

Le Brennan Center for Justice a documenté dans une analyse détaillée que ce décret transformerait le Service postal en agence d’administration électorale, un rôle explicitement réservé aux États et au Congrès par la Constitution américaine. Le texte va jusqu’à évoquer des sanctions pénales pour les responsables électoraux qui distribueraient des bulletins à des personnes jugées inéligibles par l’administration.

C’est cette bascule de pouvoir — retirer aux États leur autorité constitutionnelle sur la conduite des élections fédérales pour la confier à une agence fédérale sous influence de la Maison-Blanche — qui a déclenché une vague de poursuites judiciaires. Au moins cinq procès distincts ont été intentés contre ce décret depuis sa signature, impliquant des procureurs généraux démocrates, des groupes de défense du droit de vote et la totalité du caucus démocrate du Sénat.


On me permettra une comparaison directe: aucune démocratie occidentale sérieuse ne confierait à son service postal le pouvoir de décider qui a le droit de voter. Que ce débat existe aux États-Unis en 2026 devrait alarmer bien au-delà de Washington.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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