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RÉCIT : Le jour où la Cour suprême a offert à Trump les clés des agences fédérales
Crédit: Adobe Stock

Roberts et la doctrine du pouvoir exécutif unitaire

Le juge en chef John Roberts, auteur de l’opinion majoritaire, a écrit une phrase qui résume l’esprit de la décision: « The FTC unquestionably exercises executive power, and must therefore be controlled by the Chief Executive ». Autrement dit, dès lors qu’une agence exerce un pouvoir de nature exécutive, elle doit rester sous l’autorité directe du président, qui peut révoquer ses dirigeants à sa guise (opinion de la Cour suprême, 29 juin 2026).

Cette logique s’appuie sur ce que les juristes appellent la théorie de l’exécutif unitaire, une doctrine juridique conservatrice qui gagne du terrain depuis des années dans les cercles fédéralistes. Le juge Neil Gorsuch, dans une opinion concordante, a été encore plus direct: « Independent agencies are not so independent after all », écrivait-il, actant que l’indépendance de ces institutions n’a jamais été qu’une fiction juridique tolérée.

Quatre-vingt-onze ans de précédent balayés

Ce qui rend cette décision historique, c’est qu’elle annule explicitement Humphrey’s Executor v. United States, un arrêt vieux de 91 ans, rendu en 1935, qui protégeait justement les commissaires d’agences indépendantes contre les renvois arbitraires présidentiels. Ce précédent avait survécu à des dizaines d’administrations, républicaines comme démocrates. Il n’existe plus.


Quand un précédent tient depuis 1935, ce n’est pas un accident juridique, c’est un choix collectif de plusieurs générations de juges qui estimaient qu’un minimum de distance entre la Maison-Blanche et certains régulateurs servait l’intérêt public. Le balayer en un seul arrêt, ça mérite plus qu’un haussement d’épaules éditorial.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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