Skip to content
PORTRAIT : L’OTAN a multiplié par sept sa production d’obus, mais le compte n’y est pas
Crédit: Adobe Stock

Une mise en garde adressée directement aux capitales européennes

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a formulé un avertissement d’une clarté rare devant les dirigeants européens: « Cash is crucial, but you can’t stop a missile or a tank with a dollar or a euro ». Cette phrase, reprise par plusieurs médias avant le sommet d’Ankara, résume à elle seule le glissement de discours de l’Alliance: après des années où l’enjeu principal était de convaincre les alliés d’augmenter leurs budgets, l’urgence porte désormais sur la capacité industrielle réelle à transformer cet argent en équipements livrables.

Rutte a insisté sur la nécessité de « turn the cash into combat-ready capabilities, and fast », une formule qui traduit une forme d’impatience assumée face à la lenteur structurelle des chaînes d’approvisionnement militaires européennes, souvent fragmentées entre 27 marchés nationaux aux normes différentes.

Un forum industriel doté de milliards de dollars de contrats

En marge du sommet, un forum de l’industrie de défense doit permettre la signature de contrats totalisant plusieurs milliards de dollars, selon des informations relayées par Politico et le média Brussels Signal. Ce forum, présenté comme l’événement phare de la production de défense transatlantique, illustre la volonté de l’OTAN de transformer les engagements budgétaires en commandes concrètes plutôt qu’en simples promesses politiques.

Selon Politico, les alliés européens et le Canada ont déjà engagé près de 120 milliards de dollars de dépenses de défense sur la dernière année, dont la moitié en équipements de fabrication américaine, une progression que le responsable américain Matthew Whitaker a qualifiée de « good start » tout en réclamant davantage.


J’observe avec un certain soulagement que le langage a changé: on ne parle plus seulement de pourcentage du PIB consacré à la défense, mais de capacité réelle à produire et à livrer. C’est la bonne question, et elle aurait dû être posée bien avant l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu