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RÉCIT : Comment la Belgique a décidé de blinder son ciel avec 3,1 milliards d’euros
Crédit: Adobe Stock

Un pays historiquement en retard sur ses engagements

Pour comprendre l’ampleur du virage, il faut se rappeler d’où part la Belgique. Selon les données compilées avant le sommet d’Ankara, le pays est estimé à environ 2 % du PIB consacré à la défense en 2025, un chiffre qui correspond tout juste à l’ancien seuil historique de l’OTAN, longtemps considéré comme un minimum symbolique plutôt qu’un objectif ambitieux. Pendant des années, la Belgique a été régulièrement citée, aux côtés de l’Espagne, parmi les pays réticents à accélérer leur réarmement.

Ce qui change la donne, c’est l’augmentation spectaculaire enregistrée récemment : les dépenses de défense belges ont grimpé de 59 % en un an, un bond qui traduit une prise de conscience tardive mais réelle. Ce chiffre place désormais le pays parmi ceux qui rattrapent le plus rapidement leur retard, même s’il reste encore loin de la trajectoire vers les 5 % du PIB d’ici 2035 fixée lors du sommet de La Haye en 2025.

Le poids symbolique d’accueillir le siège de l’OTAN

Il y a une forme d’ironie amère à voir un pays qui héberge le quartier général de l’Alliance traîner autant sur ses propres capacités de défense antiaérienne. Cette contradiction n’a pas échappé aux analystes ni aux diplomates présents à Bruxelles, où la proximité géographique avec les institutions européennes et otaniennes rend le pays d’autant plus sensible symboliquement à toute vulnérabilité en matière de protection du ciel.

Le choix d’investir massivement maintenant, à quelques jours à peine d’un sommet majeur, ressemble fortement à une volonté de ne pas arriver les mains vides devant ses partenaires, à un moment où la pression américaine sur le partage du fardeau financier de l’Alliance atteint un niveau inédit.


On peut ironiser sur le timing, presque trop parfait pour être une coïncidence. Mais je préfère y voir un signal positif : quand la pression diplomatique pousse un pays à investir concrètement dans sa sécurité collective plutôt qu’à se contenter de déclarations, c’est exactement le genre de dynamique que l’Alliance doit encourager, même si elle ressemble à un rattrapage de dernière minute.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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