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ESSAI : Juin 2026, le mois où chaque kilomètre gagné a coûté 1298 soldats russes
Crédit: Adobe Stock

Comment l’ISW construit ce ratio

Le ratio de 1298 pertes par kilomètre carré saisi ou infiltré en juin 2026 provient d’un calcul de l’Institute for the Study of War, publié dans son évaluation du 1er juillet 2026, qui rapproche deux séries de données distinctes : le total des pertes russes en tués et blessés rapportées par l’État-major général ukrainien pour le mois, et l’estimation de la superficie de territoire ukrainien effectivement contrôlée ou infiltrée par les forces russes durant cette même période. Ce type de calcul, déjà utilisé par l’ISW pour des mois précédents, permet de comparer l’efficacité relative de l’effort offensif russe d’une période à l’autre, indépendamment des variations naturelles de l’intensité des combats.

Ce que révèle ce calcul pour juin 2026, ce n’est pas simplement que les pertes russes ont augmenté en valeur absolue, mais que le rendement territorial de chaque perte humaine s’est effondré par rapport à l’année précédente. Une armée qui perdait 68 hommes par kilomètre carré gagné en 2025 aurait, en théorie, pu continuer son effort offensif à un coût humain relativement soutenable sur la durée. Une armée qui en perd 1298 pour la même unité de surface avance vers un mur démographique et politique bien plus rapidement.

Dix-neuf fois plus cher qu’un an plus tôt

Le passage de 68 à 1298 pertes par kilomètre carré en l’espace de douze mois représente une multiplication par dix-neuf, selon les données de l’ISW. Une telle dégradation, sur une période aussi courte, ne peut raisonnablement s’expliquer par un seul facteur isolé : elle traduit probablement une combinaison de défenses ukrainiennes mieux préparées, de lignes fortifiées plus denses dans les secteurs concernés, et d’une stratégie russe qui continue de privilégier les assauts de masse plutôt que des manœuvres plus économes en vies humaines.

Cette multiplication par dix-neuf mérite d’être comprise pour ce qu’elle représente vraiment : non pas un accident statistique d’un seul mois, mais potentiellement la confirmation d’une tendance de fond où chaque nouvelle avancée territoriale russe coûte structurellement plus cher que la précédente, un phénomène cohérent avec l’épuisement progressif des unités les mieux entraînées de l’armée russe au fil des années de guerre.


Dix-neuf fois plus de morts et de blessés pour la même surface de terrain, en seulement douze mois. Si un mois représente le point de bascule de cette guerre d’usure, c’est probablement celui-ci, et il mérite d’être documenté avec toute la rigueur possible plutôt que noyé dans le flot continu des chiffres de guerre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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