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CHRONIQUE : En Australie, une enquête publique met AUKUS face à ses propres doutes
Crédit: Adobe Stock

Une déclaration qui vient d’un poids lourd de la diplomatie australienne

La déclaration la plus commentée de ces auditions revient à Gareth Evans, ancien ministre travailliste des Affaires étrangères, dont l’autorité en matière de politique étrangère australienne ne se discute pas dans le paysage politique du pays. Selon CounterPunch, il a affirmé lors de son témoignage que le projet de sous-marin du Pilier I d’AUKUS était mal conçu dès le départ, ajoutant que le temps écoulé depuis l’annonce de 2021 n’avait fait que renforcer cette conviction plutôt que de l’atténuer.

Cette phrase, prononcée par un homme qui a occupé l’une des plus hautes fonctions diplomatiques de son pays, ne peut pas être balayée comme une simple opinion marginale. Elle pose une question de fond que cette chronique estime nécessaire de relayer avec honnêteté : le Pilier I d’AUKUS, centré sur l’acquisition de sous-marins nucléaires d’attaque, correspond-il réellement à l’intérêt national australien tel que ses concepteurs l’avaient envisagé il y a cinq ans ?

Ce que cette critique ne dit pas et ce qu’elle dit vraiment

Il faut être précis sur ce que Gareth Evans critique exactement. Il ne remet pas en cause, dans les termes rapportés, la nécessité pour l’Australie de renforcer sa posture de défense face à un environnement stratégique régional plus dangereux. Sa critique porte spécifiquement sur la conception du Pilier I, c’est-à-dire sur le choix précis des sous-marins nucléaires d’attaque comme réponse privilégiée, par opposition à d’autres options capacitaires qui auraient pu, selon lui, mieux servir les intérêts australiens.

Cette nuance compte énormément pour cette chronique. Un débat sur les moyens choisis pour atteindre un objectif stratégique reste légitime, même quand on partage pleinement cet objectif. Confondre cette critique méthodologique avec un rejet de la nécessité de se défendre serait une déformation malhonnête du témoignage de Gareth Evans, et je refuse de commettre cette déformation dans cette chronique.


Je ne partage pas nécessairement la conclusion de Gareth Evans, mais je respecte la rigueur de sa démarche : critiquer les moyens choisis n’est pas la même chose que rejeter l’objectif stratégique. C’est cette distinction que trop de commentateurs, dans un sens comme dans l’autre, refusent de faire honnêtement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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